Le FMI revoit à la marge ses prévisions de croissance
Le Fonds monétaire international (FMI) a réduit sa prévision de croissance mondiale d’un dixième de point pour cette année et pour 2019, à 3,3% et 2,9% respectivement. Il voit dans l’apaisement partiel des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis un signe favorable pour le commerce mondial et l’industrie qui montrent des signes « timides » de reprise, même si les indicateurs sont encore peu nombreux à montrer un rebond.
L’institution de Washington a revu en baisse de 0,2 point sa prévision de croissance pour les Etats-Unis à 2% et celle pour la zone euro de 0,1 point à 1,3%. Elle a, en revanche, revu en hausse de 0,2 point celle pour la Chine à 6%.
Mais la baisse des prévisions est avant tout justifiée par celle de certains pays émergents, sur lesquels repose la reprise de la croissance mondiale cette année. La réduction la plus marquée concerne l’Inde, où le FMI n’attend plus que 5,8% de croissance cette année contre 7% prévu en octobre, en raison du durcissement de l’accès au crédit. Il a aussi revu à la baisse ses projections pour le Chili en raison des troubles sociaux et pour le Mexique à cause de la faiblesse prolongée de l’investissement.
Si les risques de dégradation des perspectives à l'échelle mondiale ont diminué avec la trêve entre Washington et Pékin, le Fonds les juge toujours importants, dont le risque géopolitique au Moyen-Orient et l’intensification des troubles sociaux dans de nombreux pays, reflet de l'érosion de la confiance dans les institutions établies et le manque de représentativité des structures de gouvernement.
Le Fonds a confirmé sa prévision d’une poursuite de la reprise de la croissance en 2021, à 3,4% (prévision revue en baisse de 0,2 point par rapport à octobre dernier).
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