Le FMI relève sa prévision de croissance mondiale à 6% pour 2021
Le Fonds monétaire international (FMI) a une nouvelle fois, comme attendu, relevé mardi ses prévisions de croissance pour l'économie mondiale. Il table désormais sur un rebond de 6% (+0,5 point par rapport à sa prévision de janvier) cette année grâce aux mesures monétaires et budgétaires sans précédent toujours en vigueur face à la pandémie de coronavirus.
Cette croissance de 6% serait la meilleure performance enregistrée depuis 1976. Mais elle succéderait à une chute de 3,3% en 2020, la pire contraction depuis la Seconde Guerre mondiale.
Pour l’organisation basée à Washington, l’amélioration des perspectives globales est surtout à mettre au crédit des Etats-Unis, où la croissance pourrait atteindre 6,4% (+1,3 point par rapport à janvier) cette année, du jamais vu depuis le début des années 1980.
Divergence
Les perspectives économiques mondiales (World Economic Outlook) actualisées du FMI, présentées à l’ouverture des réunions de printemps du Fonds et de la Banque mondiale, reflètent aussi une divergence très marquée des trajectoires de rebond entre les Etats-Unis et le reste du monde. Cela s’explique par l’impact du plan de relance de 1.900 milliards de dollars (1.610 milliards d’euros) lancé par l’administration Biden.
Les perspectives sont moins spectaculaires pour les autres grandes économies avancées, comme le Japon (3,3% de croissance attendue cette année), l’Allemagne (3,6%) ou la France (5,8%, plus optimiste que le gouvernement français qui vient de revoir à la baisse sa prévision à 5%), des pays pour lesquels le FMI n’a que légèrement relevé ses prévisions.
Pour l’ensemble des économies avancées, le Fonds table désormais sur une croissance de 5,1% contre 4,3% en janvier. Pour les pays émergents, le relèvement des prévisions est deux fois moins important (+0,4 point) même si la prévision de croissance est plus élevée, à 6,7%.
Les Etats-Unis et la Chine devraient atteindre dès cette année un niveau de produit intérieur brut (PIB) supérieur à celui qu’ils connaissaient avant l'éclatement de la crise il y a un peu plus d’un an.
L’organisation souligne toutefois la persistance d’un degré élevé d’incertitude, en expliquant que «des progrès supplémentaires en matière de vaccination peuvent conduire à un relèvement des prévisions alors que de nouveaux variants du virus résistants aux vaccins peuvent amener à une révision en forte baisse».
L’avenir des politiques monétaires et budgétaires est évidemment l’un des autres grands facteurs d’incertitude, notamment aux Etats-Unis.
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