Le FMI compte sur Donald Trump et la Chine pour soutenir la croissance
Le Fonds monétaire international a confirmé lundi ses prévisions de croissance mondiale pour 2017 et 2018 en expliquant tabler à la fois sur un coup de pouce de Donald Trump à l’activité aux Etats-Unis et sur des performances moins soutenues dans certains pays émergents. Dans la traditionnelle «mise à jour» de ses perspectives économiques mondiales, le FMI redit ainsi prévoir une croissance mondiale de 3,4% cette année et de 3,6% l’an prochain, ce qui marquerait une nette amélioration après celle de 3,1% attendue en 2016. «L'évolution depuis l'été dernier préfigure une certaine augmentation de la tendance de croissance au tournant de l’année dans un certain nombre de grandes économies», a déclaré lors d’une conférence de presse son économiste en chef, Maurice Obstfeld.
Pour les Etats-Unis, le Fonds table ainsi désormais sur une croissance de 2,3% en 2017, soit 0,1 point de plus que prévu en octobre, et de 2,5% pour 2018 (+0,4 point), en s’appuyant sur la perspective d’une politique de relance budgétaire avec l’arrivée de l’administration Trump aux commandes.
Le FMI se dit également un peu plus optimiste pour la Chine, deuxième économie mondiale, en s’appuyant sur la poursuite attendue de la politique de relance de Pékin. Il prévoit désormais 6,5% de croissance cette année, soit 0,3 point de plus qu’en octobre, et 6,0% pour 2018, un chiffre inchangé, après 6,7% attendu pour 2016.
Les prévisions pour la zone euro ont été revues en légère hausse, le FMI se disant plus optimiste pour l’Allemagne et l’Espagne entre autres, alors qu’il n’a pas modifié les chiffres concernant la France, où la croissance devrait stagner à 1,3% cette année avant d’atteindre 1,6% en 2018. Il a parallèlement revu en baisse, à 0,7% pour 2017 et 0,8% pour 2018, ses prévisions pour l’Italie «du fait de l’incertitude élevée qui entoure la situation politique et le secteur bancaire». Au Royaume-Uni, le Fonds constate que la demande a mieux résisté qu’attendu au choc du Brexit et il a relevé sa prévision 2017 de 0,4 point, à 1,5%. Mais il a réduit de 0,3 point celle de 2018, à 1,4%.
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