Le FMI brosse le portrait d’une économie française marquée par les crises
La consultation annuelle sur l’économie française indique une dégradation des comptes publics.
Publié le
Corentin Chappron
Le Fonds Monétaire International (FMI)
-
IMF Photo / Andrew Caballero-Reynolds.
Le rebond de l’économie française suite à la crise Covid a été plus général et plus rapide que pour la plupart des autres pays européens, mais la tendance est en train de s’inverser, prévient le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport sur l’économie française, conclu dans le cadre de l’article IV. La croissance est estimée à 2,6% en 2022, mais devrait ralentir à 0,7% en 2023. L’impact de la guerre, une escalade des sanctions, la pression de la politique monétaire ou le ralentissement des économies américaines et chinoises sont autant de risques sur l’activité évoqués par le Fonds.
Dépenses publiques
Par ailleurs, le soutien à l’économie commence à devenir problématique. «L’importante réponse budgétaire au choc des prix de l'énergie a amorti l’impact économique, mais elle a été coûteuse, mal ciblée et source de distorsions», souligne le FMI. Le soutien, qui s'élève à 2 % du PIB en 2021-22, a réduit la marge de manœuvre budgétaire et creusé l'écart de la dette publique par rapport aux pairs de la zone euro. Le déficit primaire s’élèverait à 3,7% du PIB en 2023 (contre 3,2% en 2022), et la dette progresserait à 112% du PIB (contre 111,6%).
A moyen terme, l’impact des crises successives devrait dégrader la production d’environ 2 points de pourcentage par rapport à la tendance antérieure à la pandémie. Par ailleurs, les risques sur la stabilité financière s’accroissent, même s’ils demeurent contenus pour l’instant.
Quelques heures après les Etats-Unis, l'Hexagone a à son tour annoncé le déblocage d'une nouvelle enveloppe pour soutenir l'écosystème naissant de l'informatique quantique. La start-up française Alice & Bob a aussi dévoilé un investissement de la part de Nvidia.
Bien qu'en tête du classement, la France accuse une perte de 17 % du nombre de projets d'investissements directs étrangers accueillis en 2025, contre un recul de 7 % en Europe.
Les grandes transactions manquent encore pour relancer vraiment le marché locatif, à part dans le quartier de La Défense où elles semblent repartir. Le marché européen suit à peu près les mêmes tendances.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Alors que plus de 350 records mensuels de température ont été battus ou égalés, le Premier ministre réunira jeudi 28 mai plusieurs ministres pour faire le point sur la préparation des services de l’État face à la canicule
A Gabriel Attal, on pose des questions sur Edouard Philippe. A Philippe, des questions sur Attal. Les attalistes reprochent aux philippistes de multiplier les attaques. La primaire que la droite n'a pas su organiser s'impose de facto