Le Covid-19 chamboule l’indice de la Bourse de Londres
Avec quatre sorties d’un coup, la Bourse de Londres n’avait pas connu pareil chamboulement depuis mars 2016. FTSE Russell, le gestionnaire des indices du London Stock Exchange, a annoncé mercredi soir les exclusions du FTSE 100, l’équivalent du CAC 40 pour la Bourse de Londres, de la compagnie aérienne EasyJet, du groupe de croisières Carnival, de la société de services énergétiques Centrica et du spécialiste de l’ingéniérie Meggit.
Ils seront remplacés par l'éditeur de logiciels de sécurité Avast, la société de services à domicile Homeserve, l’entreprise de paris sportifs GVC et le distributeur Kingfisher. Les changements prendront effet lors de la séance du 22 juin.
Carnival n’avait pas quitté le FTSE 100 depuis 2002 et sa fusion avec P&O Princess.
Capitalisations boursières effondrées
Le croisiériste et EasyJet font directement les frais des conséquences de la pandémie du nouveau coronavirus sur leur activité et leur cours de Bourse. La capitalisation boursière d’EasyJet s’est effondrée de 45% depuis le début de l’année tandis que celle de Carnival a fondu de 68%. Au pire de la crise boursière en mars, la capitalisation d’EasyJet avait fondu des deux tiers par rapport à son niveau du début de l’année et malgré un net rebond, elle ne se classe aujourd’hui qu’au 125e rang du classement de la Bourse de Londres. FTSE Russell n’inclut en principe dans son indice de référence que des sociétés figurant parmi les 110 premières capitalisations de la place.
Meggit est indirectement touché par le Covid-19, ses clients, les groupes aéronautiques principalement, étant violemment frappés par la pandémie. Centrica fait les frais d’une baisse de la consommation d’énergie et de la limitation plus tôt dans l’année des prix du gaz. Le groupe gazier était membre du FTSE 100 depuis sa scission avec British Gas en février 1997.
La décision de FTSE Russell est une mauvaise nouvelle pour les sortants. Elle risque de les priver du flux acheteur des ETF, les produits financiers qui répliquent les indices boursiers. Elle est également le prélude à d’autres changements dans les grands indices européens, même si le CAC 40 et son homologue allemand le DAX, moins larges que le FTSE 100, comptent moins de groupes issus du secteur du tourisme par exemple.
Les trois plus petites capitalisations du CAC 40 sont Renault (7,08 milliards d’euros), Publicis (7,11 milliards) et Accor (7,5 milliards).
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