L’économie allemande envoie des signaux de plus en plus inquiétants. La production industrielle dans le pays a accusé une chute surprise de 1,9% au mois de novembre, alors que le consensus prévoyait une hausse de 0,3% qui fait suite à une baisse plus forte qu’attendue de 0,8% en octobre. Tous les secteurs de l’industrie allemande ont été touchés dans leur ensemble : manufacturier, biens capitalistiques et intermédiaires, construction, et automobile mais surtout les biens de consommation, de l’énergie, dans lesquels la production s’est effondrée de 4,1%, et 3,1%. Sur un an, la production industrielle affiche un recul de 4,6%, le plus violent depuis novembre 2009. «Si la production est restée stable en décembre, sa baisse atteindra 1,8% au dernier trimestre 2018, après celle de 1,7% au précédent», estime HSBC.
Indice de sentiment économique en recul
Ces chiffres coïncident avec un recul des commandes industrielles de 1% en novembre 2018 touchant exclusivement la demande extérieure qui pâtit du ralentissement de l’activité mondiale à la fin d’année dernière. «Une récession technique dans l’industrie allemande devient désormais probable, un rebond peu probable de plus de 5,5% étant nécessaire en décembre pour l’éviter. Plus largement, les craintes de récession technique de l’économie allemande pourraient réapparaître faute d’un mois de décembre signalant un fort rebond de l’activité notamment dans l’automobile», estime HSBC. Or, si le consensus anticipe une croissance du PIB allemand de 0,4% au dernier trimestre, un chiffre décevant ferait peser un risque sur les autres économies de la zone euro dont les perspectives se sont aussi affaiblies.
L’indice de sentiment économique calculé par la Commission européenne a ainsi reculé en décembre, à un niveau plus faible qu’attendu, de 107,3, son plus faible depuis janvier 2017. L’ensemble des pays de la zone euro, ont été touchés, et notamment l’Italie où il a reculé de 1,4 point, ainsi que la France (-2 points), mais aussi l’Allemagne (-1,9 point), et surtout l’Espagne (-3 points). «Ces chiffres confirment la faiblesse des perspectives de croissance en zone euro, pour fin 2018, mais aussi début 2019. Dans ce contexte, la prévision de croissance de 1,7% pour 2019, faite par la BCE il y a seulement quelques semaines, devra être réduite sensiblement, ce qui réduit la probabilité de la voir relever ses taux cette année. Les taux courts devraient ainsi rester négatifs pendant au moins une autre année», alerte ainsi ING.
Mais ce n’est pas encore le cas de l’inflation, pour diverses raisons. Et encore moins si le choc géopolitique devait se transformer en un véritable choc pétrolier, «à l’ancienne».
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