Le CME s’attaque au marché européen des produits dérivés
CME Group, le plus gros opérateur mondial du marché des futures, a rendu public ce lundi son projet de création d’un marché de produits dérivés en Grande-Bretagne. Le groupe basé à Chicago a déposé une demande d’agrément auprès de la FSA (Financial services authority), le régulateur britannique. Cette initiative se traduira dans un premier temps par le lancement d’un marché de contrats à terme sur devises à Londres. La société américaine a ainsi confirmé, à la suite d’un article paru dans le Wall Street Journal, qu’elle avait pour objectif la création à horizon mi-2013 d’un marché de dérivés à Londres. Robert Ray, le directeur général en charge des produits et services, doit devenir le directeur général de CME Europe.
Le groupe CME contrôle plusieurs bourses clé aux Etats Unis (Chicago Mercantile Exchange, Chicago Board of Trade, New York Mercantile Exchange), mais il indique aussi que désormais 20% des volumes qu’il traite proviennent du continent européen. «Notre demande pour établir une bourse en Europe entre dans notre stratégie de croissance organique et constitue une étape importante en vue de satisfaire l’essor de la demande régionale de la part de nos clients», ajoute le CME, qui avait déjà lancé une chambre de compensation à Londres, CME Clearing Europe, en mai 2011.
Ce lancement fera du groupe américain un concurrent de taille face aux filiales dédiées de Nyse Euronext et Deutsche Börse, respectivement Liffe et Eurex. Ces deux opérateurs contrôlent plus de 90% des transactions sur certains contrats européens, au point que l’autorité de la concurrence européenne a bloqué en début d’année leur projet de fusion. Dans un premier temps, la menace de CME sera limitée car le groupe américain ne lancera pas de produit directement concurrent, a estimé Richard Perrott, un analyse chez Berenberg Bank cité par Reuters, «mais à terme, il pourrait bien proposer des produits rivaux».
Plus d'articles du même thème
-
Sycomore atteint les 10 milliards d’euros d’encours
La société de gestion dirigée par Denis Panel se rapproche de l'objectif d'encours de son plan à 2028, alors qu'elle fête ses 25 ans. -
Pierre-Olivier Billard (FRR) : « Une gestion du risque efficace repose avant tout sur une lecture de long terme »
L'Agefi vous propose de (re)découvrir un entretien avec Pierre-Olivier Billard, directeur financier et responsable des investissements du Fonds de réserve pour les retraites (FRR) dans le cadre de l'enquête sur la gestion overlay publiée dans le magazine L'Agefi alpha de mai 2026. -
Richelieu Invest collecte 1 milliard d’euros ces douze derniers mois
Les flux se sont dirigés vers Hugau Moneterme et Hugau Obli 1-3 ans.
ETF à la Une
AllianzGI va lancer cinq ETF actifs en Europe dès l'été
- «Les anticipations de résultats sur le S&P 500 laissent entrevoir un potentiel de surprises positives»
- Accenture ravive les craintes sur l’IA et enfonce Capgemini dans le rouge
- L’environnement de marché est moins favorable à l’or
- Maisons du Monde s’apprête à passer sous le contrôle de deux fonds britanniques
- Nickel lance un compte pour les pros
Contenu de nos partenaires
-
Grand fraisPourquoi la climatisation fait chauffer les réseaux électriques
Lundi 22 juin 2026, la consommation d’électricité en France devrait atteindre 57 GW à 19 h, et restera en deçà du pic de consommation de 60 GW datant du 1er juillet 2025, rassure RTE, le gestionnaire du réseau de transport de l'électricité. -
Santé : la facture sous-estimée des vagues de chaleur à répétition
Les données parcellaires illustrent un manque de recul, mais surtout de prospective, alors que les vagues de chaleur vont devenir la norme. -
Under pressureDe David Cameron à Keir Starmer, retour sur une décennie d'instabilité politique au Royaume-Uni
La démission de Keir Starmer, ce lundi, ouvre la voie à l’arrivée d’un septième Premier ministre en dix ans. Du jamais-vu dans l’histoire moderne du pays, miroir d’un paysage politique fragmenté.