Le climat des affaires se détériore en Allemagne
En Allemagne le climat des affaires s’est soudainement détérioré en août, selon l’enquête mensuelle publiée jeudi par l’institut Ifo.
L’indice Ifo, calculé à partir d’un échantillon de 7.000 entreprises, est ressorti à 106,2 après 108,3 en juillet. Le consensus Reuters le donnait à 108,5, les estimations des économistes allant de 107,4 à 109,1.
Le sous-indice mesurant les conditions actuelles a également connu un recul inattendu, à 112,8 contre 114,8 (chiffre révisé) le mois précédent et un consensus de 114,9, tout comme celui des anticipations, ressorti à 100,1 contre 102,1 (chiffre révisé) en juillet et un consensus des économistes de 102,5.
Mercredi, l’Office fédéral de la statistique a confirmé que l’activité économique a augmenté de 0,4% au deuxième trimestre, par rapport aux trois premiers mois de l’année, un rythme toujours soutenu mais en repli par rapport au premier trimestre (0,7%). De moindres investissements dans les équipements et le bâtiment sont invoqués. Par rapport au deuxième trimestre 2015, la progression s'élève à 3,1%. Ajustée du nombre de jours ouvrés, l'économie allemande a connu une croissance de 1,8% en variation annuelle.
La veille, les enquêtes Markit ont toutefois révélé «un indice des services allemand moins favorablement orienté, inscrivant un nouveau repli, le cinquième depuis le point haut de décembre de cette même enquête», souligne Véronique Riches-Flores, économiste, pour l’Agefi.fr (Communautés). Selon elle, cette évolution est le «signe sans doute que la dynamique domestique allemande continue de s’essouffler. Si le niveau présent de l’indicateur (53,3) n’inspire pas de crainte particulière, il ne faudrait pas, toutefois, que ce repli s’accentue dans le contexte présent de faible performance industrielle persistante (la production industrielle allemande ayant reflué de 1% au deuxième trimestre)».
Mi-juillet, la Bundesbank affichait son optimisme. « Les éléments moteurs du redressement s’appuyant sur l'économie intérieure sont toujours là, en particulier une situation excellente du marché du travail, une hausse des salaires réels et une politique budgétaire généreuse », a argumenté la banque centrale. Début juin toutefois, elle a révisé à la baisse ses prévisions de croissance à 1,7% cette année contre 1,8% lors de ses précédents pronostics de décembre. En 2017, la prévision passe de 1,7% à 1,4%. Pour 2018, elle envisage 1,6% de croissance.
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