LBO France engage le processus de vente d’Averys
LBO France se met en condition de céder Averys. Le fonds vient d’engager le processus de vente du fabricant français de rayonnages métalliques, racheté en 2008 à 21 Centrale Partners, a appris L’Agefi. Une étape logique, après le refinancement bancaire de la société, bouclé la semaine dernière.
Averys avait monté en 2013 une dette faisant ressortir un levier de 2 fois l’Ebitda pour financer l’acquisition de son concurrent belge Stow. L’opération lui a permis de doubler de taille et de faire passer d’un tiers à deux tiers la part de l’international dans son chiffre d’affaires. «L’intégration de Stow a été menée tambour battant et nous a mis en situation de refinancer le groupe sur un levier plus important, de 3,5 fois l’Ebitda en dette senior, puisque le risque d’exécution est écarté», explique Laurent Mabileau, directeur chez LBO France.
La nouvelle dette de 165 millions d’euros comprend un term loan A de 25 millions d’euros à 6 ans et un term loan B de 125 millions à 7 ans, qui paient des marges respectives de 4,25% et 4,75% au-dessus de l’Euribor, ainsi qu’une ligne d’acquisition confirmée de 15 millions. Une ligne d’acquisition non confirmée de 35 millions d’euros est par ailleurs prévue. BNP Paribas et RBC ont dirigé le syndicat. A l’occasion de ce «dividend recap», LBO France va se faire verser un dividende exceptionnel par la société pour un montant tenu secret.
«La documentation comprend une clause de portabilité de la dette qui permettrait à Averys, en cas de cession, de se ‘releverager’ à 3,5 fois l’Ebitda en dette senior et de déclencher une dette mezzanine d’une fois l’Ebitda, soit un levier total de 4,5 fois», précise Laurent Mabileau.
De quoi donner à la société et à son futur actionnaire une force de frappe pour consolider le secteur. Averys a dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires de 346 millions d’euros et prévoit une croissance de ses revenus de 5% cette année. Ses grands concurrents, comme les britanniques Constructor Group et Whittan, appartiennent eux aussi à des fonds qui approchent de leur période de sortie. En l’absence de grand acquéreur industriel évident dans le secteur, Averys pourrait intéresser un investisseur financier.
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