Lazard tire son épingle du jeu dans les fusions-acquisitions
Après un début d’année décevant, Lazard a publié hier un résultat net ajusté en hausse de 81% sur an un, à 59,9 millions de dollars (45,3 millions d’euros). Au deuxième trimestre, ses revenus opérationnels ont atteint un niveau record de 511 millions d’euros (+12%). Un pic dû à la bonne santé de la gestion d’actifs, qui atteint son plus haut niveau de revenus, à 243 millions (+18%). Lazard subit toutefois une baisse de 5% des actifs sous gestion, qui s’établissent à 163 milliards de dollars au 30 juin. Les encours ont été affectés par une décollecte nette de 4 milliard de dollars due, selon la banque, à un fonds actions sous-performant.
Deuxième pilier de Lazard et marque de fabrique de la maison franco-américaine, les fusions-acquisitions (M&A) et autres métiers de conseil ont progressé de 9% sur un an, à 263 millions de dollars. Sur le semestre, leur niveau d’activité reste en deçà de la première moitié de 2012 (-17%), du fait de la contre-performance du 1er trimestre. Si l’environnement n’est «pas terrible», «l’éventail et la profondeur de nos services de conseil compensent le rythme inégal de l’activité globale de M&A», assure Kenneth Jacobs, PDG du groupe.
Ses équipes sont notamment intervenues dans trois transactions de plus de 20 milliards de dollars bouclées entre mai et fin juin. Elles ont conseillé Deutsche Telekom pour la fusion de T-Mobile et Metro PCS (29 milliards de dollars), Berkshire Hathaway et 3G Capital pour l’acquisition de Heinz (28 milliards) et InBev pour le rachat du reste de Grupo Modelo (20,1 milliards).
En parallèle, Lazard a poursuivi son plan d’économies, annoncé l’an dernier. La banque assure avoir d’ores et déjà réduit ses coûts de 160 millions de dollars sur une base annuelle, soit davantage que les 125 millions prévus. Au bout du compte, elle aura réduit ses effectifs de 250 personnes, mais assure vouloir continuer à recruter dans certaines activités en croissance. Ses charges de personnel restent toutefois au-dessus des standards de Wall Street. Son compensation ratio (rémunérations sur revenus) atteint encore 60%, contre 63% il y a un an. Lazard table sur un ratio de 58,5% pour l’ensemble de l’année 2013 (-0,9 point), dans la moitié haute des 55 à 59% visés à moyen terme.
Plus d'articles du même thème
-
Fnac Darty écope d’une amende de 7 millions d’euros auprès de la Cnil
L’enseigne de distribution est accusée d’avoir collecté illégalement des données personnelles sur ses clients via l’application mobile de la Fnac. -
Christine Lagarde quittera la BCE en février 2027
La banque centrale a confirmé jeudi le prochain départ de sa présidente, avant la fin de son mandat et l'élection présidentielle française. De quoi accélérer le processus de renouvellement à la tête de la BCE. -
Vontobel atteint un nouveau record d’encours
Le gestionnaire d’actifs et de fortune suisse gérait 255,1 milliards de francs suisses fin septembre.
ETF à la Une
Les gérants allocataires affinent leur utilisation des ETF
- Les salariés des caisses régionales du Crédit Agricole obtiennent près de 2,2% d’augmentation
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Tégo divorce d'Allianz et AGPM
- Alan joue les trouble-fête avec le méga contrat santé de la Sécu
- Microsoft propose à 60.000 salariés de quitter l'entreprise
Contenu de nos partenaires
-
Jour sombreChristine Lagarde annonce qu'elle va quitter la BCE
L’agence Reuters avait indiqué, il y a deux semaines, que la Française était pressentie pour prendre la présidence du Forum économique mondial (WEF), l'institution qui pilote le sommet annuel de Davos -
Global BritainQuand le Hamas s’empare des ponts sur la Tamise
Selon des révélations de la presse britannique, la City Bridge Foundation a versé plus d'un million de livres à une structure caritative soupçonnée de liens avec le groupe terroriste -
« Remporter la bataille informationnelle » : comment LFI s’inspire de la stratégie numérique de Lula
Canal Whatsapp, blocage des comptes d’extrême droite… Les insoumis relaient sur les réseaux sociaux des techniques présentées comme ayant permis la réélection du président brésilien Lula. Non sans fausse note.