L’Afic travaille à un fonds de garantie mutuelle pour attirer les institutionnels
L’Afic (Association française des investisseurs en capital) a dévoilé mercredi son livre blanc, visant à renforcer le tissu des entreprises françaises de petite et moyenne tailles. «Le capital investissement, qui gère plus de 80 milliards d’euros investis dans plus de 5.000 entreprises en France, est désormais financé par l’épargne étrangère», a indiqué Hervé Schricke, président de l’association, avançant dès lors dix mesures pour favoriser l’épargne de long terme dans l’Hexagone.
La première proposition, «une mesure technique permettant de favoriser les autres propositions», consiste en la mise en place, déjà évoquée l’an passé, d’un fonds de garantie mutuelle. Ce fonds visera à favoriser le développement du capital investissement auprès des institutionnels soumis aux règles de solvabilité, explique Paul Perpère, délégué général.
«Nous travaillons actuellement sur une solution technique applicable. Nous avons bon espoir de faire d’ici quelques mois une proposition détaillée», indique le délégué. Alors qu’un acteur comme Oséo pourrait être gérant du fonds, l’Afic a par ailleurs rencontré le Fonds d’investissement européen (FEI) pour donner à ce dispositif une dimension plus européenne.
Afin d’encourager l’épargne longue vers le financement des entreprises, l’Afic appelle à favoriser le développement des contrats d’assurance vie en unités de compte dans les actions non cotées. «Nous proposons de réactiver les investissements DSK, ayant un avantage fiscal à la sortie, en ajoutant une réduction d’impôts à l’entrée si le placement est réalisé à hauteur de 25% minimum en actions, dont 5% dans le non côté», détaille Paul Perpère.
L’Afic, qui relance le souhait d’une évolution du cadre législatif sur le partage des plus-values, souhaite par ailleurs voir orientées vers le capital investissement 3% des sommes affectées aux fonds d’épargne retraite et 3 à 5% des fonds de livrets d’épargne non affectés au financement du logement social.
L’Afic appelle également à pérenniser les dispositifs FIP et FCPI en unifiant notamment le taux de défiscalisation à 30% (contre 50% pour les FCPI ISF et 18% pour les FIP et FCPI IR), afin de rendre les produits moins complexes pour les particuliers, qui en sont les premiers souscripteurs. L’ensemble de «ces mesures est globalement neutre en terme de coûts sur le plan budgétaire», assure Hervé Schricke.
Plus d'articles du même thème
-
Le choc sur les taux préoccupe les gérants crédit
Le Panel Crédit de L’Agefi se montre d’autant plus prudent sur les spreads, ce mois-ci, que la forte hausse des taux souverains commence à avoir un impact qui incite à la sélectivité. -
Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
Les Bourses japonaises et américaines devraient à peine progresser sur les six prochains mois. Paris dispose de près de 4% de potentiel de hausse, juste de quoi effacer le retard accumulé depuis le début de l’année. -
Le forum fintech de l'AMF et de l'ACPR souffle ses dix bougies
En dix ans, les enjeux autour des fintechs ont changé. La tokenisation et l'intelligence artificielle sont sur le devant de la scène.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
Contenu de nos partenaires
-
DivanLycées, dette, budget : la France au bord du burn-out
L'accumulation inédite de crises intenses est révélatrice de l'attitude des Français face à l'école, au travail, à la politique, et à un modèle social qui n'a plus les moyens -
EditorialLycéens, actifs, retraités : la guerre des trois aura-t-elle lieu ?
Rien de ressoude plus une société divisée qu’un ennemi commun. Or, cet ennemi existe : c’est la dette ! -
Passage en caisseLycées bloqués et émeutes : qui va payer la casse ?
Le mouvement lycéen entamé le 21 septembre dernier ne faiblit pas et vire souvent aux émeutes urbaines. Face à la casse, collectivités, Etat, régions, et contribuables s'inquiètent de devoir payer la facture