L’Afic travaille à un fonds de garantie mutuelle pour attirer les institutionnels

Dans le cadre de son Livre blanc, l’association appelle également à développer l’investissement de l’assurance vie dans les actions non cotées
Virginie Deneuville

L’Afic (Association française des investisseurs en capital) a dévoilé mercredi son livre blanc, visant à renforcer le tissu des entreprises françaises de petite et moyenne tailles. «Le capital investissement, qui gère plus de 80 milliards d’euros investis dans plus de 5.000 entreprises en France, est désormais financé par l’épargne étrangère», a indiqué Hervé Schricke, président de l’association, avançant dès lors dix mesures pour favoriser l’épargne de long terme dans l’Hexagone.

La première proposition, «une mesure technique permettant de favoriser les autres propositions», consiste en la mise en place, déjà évoquée l’an passé, d’un fonds de garantie mutuelle. Ce fonds visera à favoriser le développement du capital investissement auprès des institutionnels soumis aux règles de solvabilité, explique Paul Perpère, délégué général.

«Nous travaillons actuellement sur une solution technique applicable. Nous avons bon espoir de faire d’ici quelques mois une proposition détaillée», indique le délégué. Alors qu’un acteur comme Oséo pourrait être gérant du fonds, l’Afic a par ailleurs rencontré le Fonds d’investissement européen (FEI) pour donner à ce dispositif une dimension plus européenne.

Afin d’encourager l’épargne longue vers le financement des entreprises, l’Afic appelle à favoriser le développement des contrats d’assurance vie en unités de compte dans les actions non cotées. «Nous proposons de réactiver les investissements DSK, ayant un avantage fiscal à la sortie, en ajoutant une réduction d’impôts à l’entrée si le placement est réalisé à hauteur de 25% minimum en actions, dont 5% dans le non côté», détaille Paul Perpère.

L’Afic, qui relance le souhait d’une évolution du cadre législatif sur le partage des plus-values, souhaite par ailleurs voir orientées vers le capital investissement 3% des sommes affectées aux fonds d’épargne retraite et 3 à 5% des fonds de livrets d’épargne non affectés au financement du logement social.

L’Afic appelle également à pérenniser les dispositifs FIP et FCPI en unifiant notamment le taux de défiscalisation à 30% (contre 50% pour les FCPI ISF et 18% pour les FIP et FCPI IR), afin de rendre les produits moins complexes pour les particuliers, qui en sont les premiers souscripteurs. L’ensemble de «ces mesures est globalement neutre en terme de coûts sur le plan budgétaire», assure Hervé Schricke.

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