La Société Générale s’estime dans les clous pour Bâle 3
Une par une, nous cochons les cases de Bâle 3», résume Frédéric Oudéa, le PDG de la Société Générale. Ayant souffert de la comparaison avec sa rivale BNP Paribas (qui dépassait dès la fin de l’année 2012 les 9% de fonds propres durs et atteint 10,4% au 30 juin dernier), la banque de la Défense peut désormais rassurer les investisseurs: son ratio réglementaire core equity tier one (CET1) atteint 9,4% à fin juin, contre 8,7% au 31 mars. Il dépassera 9,5% au 31 décembre, assure son patron, notamment grâce à la poursuite de la réduction du bilan de la banque.
«Nous avons déjà sécurisé 10 points de base [pb] supplémentaires en juillet, indique Frédéric Oudéa. Sans prendre en compte la contribution des résultats pour le reste de l’année, le groupe estime à 5 pb l’effet positif du plan mondial d’actionnariat salarié; il espère surtout gagner environ 15 pb via la réduction du portefeuille d’actifs gérés en extinction.
Cette gestion lui a permis de gagner 12 pb de ratio CET1 au cours du deuxième trimestre. Le montant des actifs «toxiques» – notés en catégories spéculatives par les agences – du portefeuille est passé de 2,8 à 1,5 milliard d’euros depuis le début de l’année.
«Il convient également de rappeler que nous avons une surcharge systémique d’un point de pourcentage sur le ratio de Bâle 3, contre entre 2 et 2,5 pour nos principaux rivaux». Sous-entendu, le groupe est largement dans les clous réglementaires.
Le ratio de levier, nouvelle mesure de la solidité du bilan des banques sous Bâle 3, «s’élève à 3% aujourd’hui», un niveau exigible en 2018. Il sera supérieur aux 3% à la fin de l’année, assure la banque. Si BNP Paribas – avec 3,4% – la devance encore sur ce point, la Société Générale fait mieux que Credit Suisse, Deutsche Bank, UBS et Barclays, dont le ratio s’étale entre 2,1 et 2,5%.
Concernant son LCR (ratio de liquidité à un mois en cours d’élaboration dans le cadre de Bâle 3), le groupe estime qu’il est déjà supérieur à 100% au 30 juin «selon les dernières règles connues». Il a encore renforcé sa structure de financement au cours du trimestre.
A 110 milliards d’euros, l’encours de financement à court terme a en effet été réduit de 15 milliards par rapport au premier trimestre. Une réduction supplémentaire est envisagée. Parallèlement, la banque a augmenté ses réserves de liquidité de 15 milliards, à 150 milliards d’euros, quasi-exclusivement à travers les dépôts en banques centrales.
Plus d'articles du même thème
-
Le futur président brésilien va hériter d’un contexte économique difficile
Le premier tour de l’élection présidentielle se déroule ce dimanche 4 octobre. Le second tour, trois semaines plus tard, s’annonce disputé. Il opposerait l’actuel président Lula et le fils de Jair Bolsonaro, Flavio. Quel que soit le vainqueur, il sera attendu par les marchés sur sa capacité à stabiliser la dette publique et à réduire des taux prohibitifs. -
Jolt Capital officialise l’acquisition du pôle private equity de Mirova
Avec la reprise de cette activité de Natixis IM, le gérant deeptech étend sa plateforme d’investissement vers l’early growth. -
Investir au Brésil, la promesse exigeante d'une économie à fort potentiel
Le pays a connu un important développement durant la dernière décennie, avec des entreprises solides issues de secteurs diversifiés. Pour les investisseurs, les opportunités ne manquent pas à condition d’étudier sérieusement les trajectoires de croissance.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
- Les successions font flamber les rémunérations aux Etats-Unis
Contenu de nos partenaires
-
Troisième acteDésindexer les retraites : faisons les comptes
Chaque semaine, avec l’Opinion, retrouvez les conseils d’Emmanuel Grimaud, président de Maximis et expert en gestion des fins de carrière pour mieux gérer votre troisième partie de vie professionnelle -
Restaurants à Paris : les nouvelles tables incontournables de la rentrée
Entre fusion asiatique, néo-bistrots, speakeasy clandestins et influences italo-japonaises, la scène culinaire parisienne se réinvente cet automne à travers de nouvelles tables audacieuses. -
Face à la colère des lycéens, le gouvernement recule sur les frais d’inscription en BTS et en classe préparatoire
Face au mouvement lycéen qui s’intensifie, l’exécutif est revenu sur l’instauration de frais d’inscription dans les CPGE et les BTS, qui sont aujourd’hui gratuits, a contrario des universités. La mesure aurait permis de rapporter plus de 30 millions d'euros à l'Etat.