La banque a réalisé 60% de son programme de réduction de bilan au 30 juin
Publié le
Antoine Landrot
Si les comptes trimestriels de la Société Générale se sont révélés inférieurs aux attentes, les analystes ont dans l’ensemble salué l’avancée de son plan de transformation depuis neuf mois –qui inclut la réduction de la taille de son bilan (ou deleveraging) et le renforcement de ses fonds propres en vue de l’application de règles prudentielles de Bâle 3.
Au 30 juin, la banque a déjà réalisé 60% de son programme de réduction de bilan entamé en octobre dernier. En un an, le bilan financé a été réduit de 26 milliards d’euros, à 658 milliards. Le groupe a dans le même temps renforcé sa structure financière: l’excédent de ressources stables (passifs) par rapports aux actifs de long terme est passé de 15 milliards à 53 milliards d’euros fin juin.
Au deuxième trimestre 2012, la Société Générale a notamment cédé 5 milliards d’euros d’actifs financiers, portant le total des cessions à 21 milliards d’euros depuis neuf mois. Le rythme des cessions de portefeuilles de crédit provenant de la banque de financement et d’investissement (BFI) s’est toutefois ralenti: elles représentent 2,8 milliards d’euros au deuxième trimestre, contre 4,9 milliards au premier et 5,2 milliards au dernier trimestre de l’année 2011. Au total, l’équivalent de 13,7 milliards d’euros de créances a été vendu depuis un an.
Ce deleveraging à marche forcée permet à la Société Générale de se rapprocher des exigences réglementaires du Comité de Bâle: il lui a fait gagner 24 points de base (pb) de ratio de fonds propres purs core tier one (normes Bâle 2.5) au premier semestre. La mise en réserve de 75% du résultat net ajoute 48 pb. Au total, le ratio est passé de 9% à 9,9% en six mois. Les dirigeants sont donc confiants dans la capacité de la banque à atteindre un ratio de fonds propres en normes Bâle 3 compris entre 9 et 9,5% fin 2013.
Le plan de restructuration de la BFI et ses 1.600 suppressions de postes –conséquence inhérente à la réduction de voilure dans ses métiers– lui ont permis de réduire ses frais de gestion de 15% au deuxième trimestre. «Notre action sur les coûts va se prolonger, a ajouté Frédéric Oudéa, le PDG de la Société Générale. Le plan de la BFI est achevé; le plein effet de ces mesures est attendu à partir du trimestre prochain.» En revanche, le plan laisse entrevoir une capacité bénéficiaire durablement amoindrie, notamment dans les activités de financement, principales victimes du nouveau modèle plus désintermédié.
Le fonds d’Abou Dhabi réclame au préalable des engagements d’apport pour au moins 80% du capital. Pour éviter le blocage de minoritaires, il promet une prime de 0,10 euro par action ordinaire, s’il parvient à sortir la société de la cote.
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Alexis Burnod, médecin urgentiste & soins palliatifs, Institut Curie à Paris.
Membre de l’association Les éligibles et leurs aidants.
Auteur de l’Essai : Fin de vie, le cas de conscience – Editions de l’Observatoire.
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