La Société Générale ouvre sa distribution de produits financiers
Après la parole, les actes. La Société Générale a annoncé jeudi que l’ensemble de ses réseaux opéreront en architecture ouverte pour la distribution de produits financiers à partir du premier trimestre 2021. Ainsi, la banque, qui distribuait jusqu’alors quasi exclusivement des produits gérés par Amundi, a mis en place de nouveaux partenariats de distribution avec BlackRock, DNCA, La Financière de l’Echiquier, Mirova, Primonial REIM et Lyxor (qui fait partie du groupe).
Elle devient le premier grand réseau bancaire généraliste à nouer des partenariats de distribution à grande échelle avec des gestionnaires externes.
Cette ouverture marque un nouveau pas dans la distribution de produits financiers en France. Depuis plus de vingt ans, les gestionnaires externes restent à la porte des réseaux bancaires qui se refusaient à distribuer d’autres produits que ceux gérés par leurs filiales de gestion. La Société Générale, qui s’est séparée de son gestionnaire d’actifs pour participer à la création d’Amundi en 2010, a donc choisi une autre voie.
« Champion du conseil en épargne »
Cette ouverture n’est pas un hasard. Frédéric Oudéa, le directeur général du groupe bancaire, déclarait fin novembre à L’Agefi vouloir être « champion de France du conseil en épargne », et que la banque allait, pour cela, « mettre en place une architecture ouverte sur ces solutions pour l’épargne, avec une orientation très forte sur l’investissement responsable ».
Cet été, la banque avait ouvert la brèche lors de la renégociation pour cinq ans du contrat de distribution qui la lie à Amundi. Elle avait alors fait part de sa volonté de s’émanciper de son producteur historique de produits financiers. Déjà, à l’époque, certaines sources estimaient que les fonds issus de gestionnaires différents d’Amundi pourraient représenter «près de 50% de la collecte nouvelle».
Le 7 décembre, la Société Générale présentera les conclusions de sa réflexion concernant sa banque de détail en France. Elle dévoilera alors la manière dont ses deux réseaux, celui de la Société Générale et celui du Crédit du Nord se rapprocheront, dans le cadre d’un projet initié fin septembre.
Plus d'articles du même thème
-
MoneyGram va payer 1,3 million d’euros pour ses failles dans la lutte contre le blanchiment
La commission des sanctions de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution pointe de multiples failles dans les dispositifs de contrôle des opérations de transfert d'argent suite à un contrôle réalisé en 2023. -
L’AMF alerte sur les insuffisances du profilage et des contrôles dans le secteur de l'épargne digitalisée
À l’issue de contrôles ciblés, le régulateur met en évidence des lacunes dans les parcours d’investissement en ligne, du profilage des clients aux dispositifs d’alerte. Il appelle les acteurs à renforcer leurs pratiques. -
Les banques italiennes poursuivent leurs grandes manœuvres
Les rapprochements s’accélèrent dans un secteur assaini, allégé en créances douteuses.
ETF à la Une
Amundi lance son ETP Bitcoin sur Euronext Paris
- Cofidis poursuit sa route aux côtés du Crédit Mutuel Alliance Fédérale
- Apple garde l'innovation produit au centre de sa stratégie avec John Ternus
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Tim Cook annonce son départ d’Apple
- La faiblesse congénitale de la finance décentralisée
Contenu de nos partenaires
-
Un fauteuil pour deuxFrançois Hollande ou Raphaël Glucksmann, le dilemme qui monte au PS
Ce lundi, le leader de Place publique doit rencontrer Olivier Faure avec une question simple en tête : à qui ira sa préférence pour la présidentielle ? D’un côté, un ancien président contre lequel le PS d’après 2017 s’est reconstruit. De l’autre, un leader fort de son score aux européennes, mais toujours pas socialiste d’appellation contrôlée -
Tout compte faitCAN, Coupe du monde de football : qu'y a-t-il derrière les projets vitrines du Maroc ?
L'Etat marocain voit ces grands événements comme des accélérateurs de développement. Mais il faudra encore prouver qu'ils répondent aux besoins du pays, après les grandes manifestations de la Gen Z 212 en octobre. -
EditorialLe livre et la lecture, un paradoxe français
L'effondrement de la lecture chez les jeunes n’est pas le moindre des paradoxes, dans un pays où le livre est à ce point fétichisé dans le monde politico-médiatique