La reprise des fusions se confirme dans le segment des PME
Après une année 2009 particulièrement peu active, le nombre des opérations réalisées par les valeurs moyennes s’est redressé au premier trimestre. Sur les trois premiers mois de l’année, les opérations de moins de 500 millions de dollars réalisées par les entreprises moyennes ont atteint 141,7 milliards de dollars, une hausse de 45,3% par rapport à l’an passé, selon une étude de Thomson Reuters/Freeman Consulting. Le montant estimé des commissions générées par ces transactions est de 3,4 milliards de dollars. La reprise des opérations dans le secteur du LBO, concentrée sur le segment des midcaps et que reflète aussi notre tableau hebdomadaire ci-joint réalisé par Mergermarket, contribue également à ce rebond.
Par secteur d’activité, la finance arrive en tête avec près de 15,2% du montant de l’ensemble des opérations suivi par l’immobilier, le secteur des matériaux puis celui de l’énergie qui ont représenté chacun près de 14% des transactions.
En France, le montant des transactions de M&A annoncées par des entreprises de taille moyenne a atteint 7,3 milliards de dollars (5,3 milliards d’euros) pour 437 opérations au premier trimestre, en hausse de 96% sur un an. La valeur des deals annoncés marque cependant un repli par rapport au quatrième trimestre 2009. Sur ce total de transactions, seulement 92 ont été mises au crédit d’un conseil financier, mais elles représentent logiquement la majeure partie des deals en valeur (3,3 milliards d’euros), les acquisitions les plus petites étant aussi celles où le recours à une banque extérieure se justifie le moins financièrement. Les secteurs d’activité les plus ciblés ont été là aussi les services financiers (21,4%), l’immobilier (20%) et les matériaux de construction (14,4%).
Le classement des banques conseils s’en trouve aussi bouleversé. En France, sur le premier trimestre, UBS s’adjuge la palme en nombre et en valeur de transactions, selon Thomson Reuters / Freeman. Lazard, Crédit Agricole CIB et BNP Paribas suivent, dans cet ordre, pour la valeur des deals. En revanche, l'étude livre des résultats quelque peu différents si l’on prend en compte le montant des commissions encaissées. Rothschild et Lazard apparaissent dès lors les mieux placés.
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