Le spread entre les rendements à 10 ans de l’OAT française et du Bund allemand est tombé sous le seuil des 45 points de base (pb) hier pour la première fois de l’année, au lendemain du débat entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron et à quelques jours du second tour de l’élection présidentielle. Il a reculé de près de 20 pb depuis deux semaines. A 0,82%, le rendement de l’OAT 10 ans n’excède plus que de 4 pb et de 25 pb ceux des titres d’Etat belges et néerlandais de même maturité, alors qu’il avait atteint respectivement près de 20 et 50 pb quelques jours avant le premier tour. L’Agence France Trésor en a profité pour placer ce matin 8 milliards d’euros d’OAT de maturités mai 2027, 2030 et 2036 à des niveaux de taux moyen pondéré respectifs de 0,81%, 1,07% et 1,49%.
La vague d’émissions obligataires d’entreprises de la tech ne faiblit pas. Outre les hyperscalers, des sociétés comme SAP ou RELX Group, dans la tourmente en début d’année à cause des craintes de disruption liées à l’IA, inondent également le marché.
Portées par l’espoir d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran et le regain d’euphorie sur l’IA, les marchés actions sont au plus haut, tandis que la réduction des craintes de stagflation a soutenu les marchés de taux. Le pétrole a chuté de près de 20%.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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