La manipulation du Libor pèse lourd sur le secteur bancaire britannique
Les dirigeants de Barclays sont appelés à la démission. Les titres des banques soumises à l’enquête de la FSA chutent fortement
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Antoine Landrot
Les 363 millions d’euros d’amende que doit payer Barclays pour son rôle central dans la manipulation du Libor, le taux de référence du marché monétaire de Londres, pourraient n’être que le début du purgatoire. En effet, la pression monte à l’encontre de Bob Diamond, le directeur général de la banque britannique, alors que ce dernier, ainsi que trois directeurs exécutifs, avaient annoncé mercredi qu’ils renonceraient à leur bonus cette année.
Le monde politique s’est emparé hier de l’affaire. David Cameron et Ed Milliband, respectivement premier ministre conservateur et chef de l’opposition travailliste, ont déclaré que l’ensemble des dirigeants de Barclays devait «répondre à de graves questions» qui «doivent être résolues rapidement», a énuméré le premier ministre. Les principaux responsables du pays poussent Bob Diamond à la démission. Le chancelier de l’Echiquier George Osborne, tout en admettant que la manipulation du Libor ne relevait pas du pénal au Royaume-Uni, a évoqué un élargissement du régime pénal d’abus de marché aux dérivés OTC et au Libor. En outre, les banques britanniques concernées s’exposent déjà à des poursuites à l’étranger.
En tout, 18 banques font l’objet d’une enquête des régulateurs, dont Citigroup, RBS, Lloyds Banking Group (LBG), UBS et Deutsche Bank, ainsi qu’Icap, un fournisseur de plates-formes électroniques d’échanges. Selon les analystes de Goldman Sachs, l’arrivée récente de nouvelles équipes à la tête de LBG et de RBS rendent de nouveaux changements de direction peu probables.
Toujours est-il que les marchés anticipent des dommages bien supérieurs à quelques remaniements. «La FSAse prépare au combat pour inspecter d’autres domaines où des abus de marché auraient pu avoir lieu, ainsi que d’autres banques. On ne sait pas où cela va s’arrêter», souligne Gerard Lane, stratégiste chez Shore Capital, cité par Bloomberg. Les analystes de Goldman Sachs n’excluent pas l’éventualité d’actions collectives, dont les conséquences pour le secteur bancaire sont difficiles à évaluer à ce stade. Certains professionnels s’attendent à ce que les provisions atteignent plusieurs milliards de livres.
Le cours de l’action Barclays s’est effondré de 16% (à 165,6 pence), comme celui de RBS (-11,45% à 206,4 pence). Le titre Deutsche Bank a chuté de 4,9% (à 26,9 euros), LBG de 3,9% (à 29,9 pence), UBS de 2,8% (à 10,7 francs suisses) et HSBC de 2,6% (à 558,2 pence).
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