La hausse des rendements et du pétrole reste au coeur des préoccupations
Les contrats à terme sur les principaux indices de la Bourse de New York reculent mardi en préouverture, tandis que les rendements obligataires bondissent, pesant sur le segment technologique. Les investisseurs surveillent également la forte hausse des cours du pétrole, alimentée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
A 12h25, le contrat à terme sur l’indice Dow Jones (DJIA) cédait 0,8%, à 35.516 points, tandis que celui sur l’indice élargi S&P 500 reculait de 1,2%, à 4.599,75 points. Dans le même temps, le contrat sur le Nasdaq 100, riche en valeurs technologiques, abandonnait 1,8%, à 15.314 points.
La Bourse de New York est restée fermée lundi en raison d’un jour férié aux Etats-Unis.
Sur le marché obligataire, le taux du titre du Trésor américain à dix ans gagne plus de 2 points de base, à 1,815%, après être monté jusqu'à 1,834% mardi, soit son plus haut niveau depuis deux ans. Le taux du titre à deux ans bondit de 8 points de base, à 1,042%.
Quelle trajectoire pour la Fed ?
« Les contrats à terme sur les marchés d’actions s’installent dans le rouge pendant que les rendements obligataires s’envolent, les investisseurs se préparant à quatre relèvements de ses taux par la Réserve fédérale cette année pour maîtriser l’inflation », indique Lukman Otunuga, analyste de la maison de courtage FXTM.
« Le marché continue d’essayer de s’adapter aux futurs relèvements des taux. En octobre, le marché s’attendait à seulement une hausse en 2022, et maintenant il en anticipe quatre », souligne Edward Park, responsable des investissements à Brooks Macdonald. « Cela témoigne du degré d’incertitude qui règne actuellement sur le marché au sujet de la trajectoire de la politique de la Fed », ajoute-t-il.
Les cours du pétrole s’inscrivent en forte hausse mardi, alors que les inquiétudes d’ordre géopolitique s’ajoutent aux tensions sur l’offre de brut. Les rebelles yéménites Houthis ont revendiqué les attaques aériennes perpétrées lundi dans les Emirats arabes unis. Le contrat de février sur le brut coté au Nymex gagne 1,7%, à 85,28 dollars le baril. Si le contrat termine la séance au-dessus de 84,65 dollars le baril, il s’agira de son plus haut niveau en clôture depuis octobre 2014.
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