La Fed maintient le cap d’une baisse graduelle de ses rachats massifs d’actifs
Les résolutions du dernier comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine présidé par Ben Bernanke, qui passe le flambeau dès demain à Janet Yellen, se sont révélées conformes aux attentes. Surtout, le FOMC a entériné hier soir une nouvelle réduction des rachats d’actifs mensuels par la Fed, qui passeront de 75 à 65 milliards dès février.
Dans le détail, les rachats de titrisations adossées à des créances hypothécaires (MBS, mortgage-backed securities) passeront de 35 à 30 milliards de dollars, ceux de Treasuries de 40 à 35 milliards. Un maintien de cap largement anticipé. La recherche économique de Barclays s’attend à voir le rythme de réduction des achats d’actifs se prolonger à hauteur de 10 milliards de dollars pour chacun des prochains comités de politique monétaire jusqu’en septembre, avant que la Fed ne mette un terme au cycle en octobre en annulant le solde de 15 milliards de rachats.
De fait, la Fed avance que «si les informations à venir étayent globalement l’hypothèse du Comité d’une amélioration en cours de la situation du marché du travail et d’une inflation revenant vers son objectif à plus long terme, le Comité réduira sans doute encore le rythme de ses achats d’actifs à pas mesurés lors de futures réunions».
Car à l’appui de la décision formulée hier, prise à l’unanimité pour la première fois depuis juin 2011, le FOMC a souligné que les informations reçues depuis sa dernière réunion le mois dernier, qui avait donné l’occasion à la Fed d’initier le mouvement de «tapering» (également à hauteur de 10 milliards mensuels), indiquent que l’activité économique bénéficie depuis quelques trimestres d’un regain de vigueur.
La Fed a également confirmé le principe de maintenir les taux directeurs très bas pour un bon moment encore. Ils devraient rester proches de zéro bien après que le taux de chômage, actuellement de 6,7%, sera tombé au-dessous de l’objectif de 6,5%, surtout si l’inflation reste inférieure à l’objectif de 2%.
Daiwa, qui relève un communiqué «sans surprises», souligne qui si la Fed apparaît «plus confiante sur l’économie», elle «n’est pas particulièrement optimiste». La Fed pourtant ne fait nulle mention dans le communiqué des turbulences agitant actuellement les marchés émergents.
Deux heures après la sortie du FOMC, la Bourse de New York a fini en net repli (-1,02% pour le S&P500, -1,14% pour le Nasdaq). Les rendements des emprunts d’Etat ont atteint des plus bas de plusieurs mois, jusqu’à 2,66% pour le 10 ans et 3,61% pour le 30 ans.
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