Que les marchés montent ou baissent, il y aura toujours un gagnant à la fin de l’année : les fournisseurs de données financières. Ces rouages essentiels au fonctionnement du système sont assis sur un tas d’or et leur oligopole ne s’est jamais aussi bien porté. En annonçant le rachat d’IHS Markit, S&P Global vient de frapper un grand coup. Il suit les traces des deux géants Bloomberg et Refinitiv, dont les terminaux trônent en bonne place dans toutes les salles de marché.
En vingt ans, IHS Markit est devenu un outil indispensable aux professionnels de la dette. Il est aussi réputé pour l’analyse financière de certains secteurs comme le transport. S&P Global, poids lourd de la notation et des indices actions, référence dans l’énergie et les matières premières avec Platts, trouverait là un complément idéal. Les deux groupes se sont construits à coup d’acquisitions, et cherchent à creuser le filon de la data du futur. La valeur n’est plus dans la donnée brute, dans le tout-venant des cotations sur les Bourses. Elle réside dans des niches où ces acteurs ont su se rendre incontournables, comme les produits dérivés de crédit, ou dans l’univers en pleine expansion des actifs non cotés. Elle se déploie dans la collecte, l’analyse et l’exploitation de la masse d’indicateurs extra-financiers qui permettront, parmi tant d’autres cas d’usage, de mieux guider les investisseurs dans la poursuite de leurs objectifs environnementaux et sociétaux. Elle court le long d’une chaîne qui relie des benchmarks toujours plus raffinés à la puissance de la gestion indicielle.
Les capitalisations boursières et les multiples de valorisation de ces animaux sont éloquents. Ils révèlent, par effet de miroir, le coût de leur position dominante pour les utilisateurs de données financières – une ponction croissante sur les marges des intermédiaires financiers et des gestionnaires d’actifs et, plus sûrement encore, sur les performances servies aux investisseurs particuliers et institutionnels. La Place de Paris s’est tout récemment émue dans un rapport de l’inflation tarifaire de ces services et de l’opacité des prix. Elle relève aussi la perte de souveraineté de l’Europe face à des acteurs partiellement régulés et presque tous situés dans le monde anglo-saxon, un risque criant dans le domaine de l’ESG où experts américains et européens se livrent une bataille à fleurets mouchetés pour normer l’information. Devant cette menace, la Commission européenne peut au moins jouer de l’arme de la concurrence. Comme elle le fait en ce moment même avec le rachat de Refinitiv par la Bourse de Londres, il est temps pour elle de passer au crible l’économie des chercheurs d’or de la finance.
La proposition de supprimer une protection en vigueur depuis 2005 a fait l’objet d’une consultation qui s’est achevée le 17 août. Les hedge funds et gestionnaires taclent un projet porté de longue date par Paul Atkins, président du régulateur américain.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
La saison des résultats du deuxième trimestre a été exceptionnelle, permettant au marché d’oublier un mois de juillet difficile. Mais certaines publications, pourtant favorables, ont été sanctionnées. Le marché semble attacher plus d’importance aux flux de trésorerie.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon
Par défaut d’entente entre les deux parties, de nouveaux droits de douane de 50 %, voulus par Donald Trump, sont entrés en vigueur, samedi 22 août, sur un certain nombre de produits canadiens. Ottawa imposera des surtaxes d’un même montant, « au dollar près », affirme Mark Carney
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran