La demande afflue pour la nouvelle OAT à 30 ans de la France
Le carnet d’ordres pour l’émission de la nouvelle ligned’OAT à 30 ans (de maturité 25 mai 2050) émise par syndication ce matin par l’Agence France Trésor (AFT) sous la houlette de BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, HSBC, JPMorgan et SG CIB, aurait réuni un carnet d’ordres de quelque 33,5 milliards d’euros de la part des investisseurs. Compte tenu de cette demande historique, la France a pu lever 7 milliards d’euros et consentir un niveau de spread limité à seulement 7 points de base (pb) au-dessus du taux actuel de référence, inférieur à l’objectif initial déjà faible de 10 pb.
La France profite ainsi du très fort engouement manifesté depuis le début de l’année pour les obligations d’Etatdes pays de la zone euro, qui leur a permis de prendre de l’avance sur leurs programmes de financement respectifs.
Malgré cette offre abondante de titres, les rendements d’Etat français étaient orientés à la baisse ce matin sur le marché secondaire, à un niveau de 0,53% sur le 10 ans, son plus bas niveau depuis le mois de novembre 2016 et inférieur à sa moyenne de 0,8% affichée au cours de l’année 2018, et à 1,54% sur le 30 ans, ce qui ferait ressortir le niveau de rendement concédé par la France sur sa nouvelle ligne à un peu plus de 1,60%. Le spread de l’OAT française face au rendement du Bund allemand à 10 ans s’est stabilisé autour de 40 pb depuis le début de l’année.
Plus d'articles du même thème
-
Les spécialistes des taux accompagnent le mouvement des banques centrales
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent désormais des hausses de taux dans toutes les grandes banques centrales sauf la Banque d’Angleterre (BoE). Ils tardent cependant à aligner les taux longs sur la tendance en forte hausse de cet été. -
Le Sénégal engage la réorganisation de sa dette
Le pays a conclu un accord de financement avec le FMI, lui permettant d’éviter pour l’heure un défaut. Dakar va désormais renégocier sa dette dans le cadre commun du G20. Mais les autorités préfèrent parler de réorganisation de la dette que de restructuration. Les obligations affichent une décote de 50%. -
Les gérants abordent la rentrée prudemment sur le crédit
Le Panel Crédit de L’Agefi se montre plus mesuré sur l’évolution des spreads, même si la classe d’actifs continue de résister malgré certaines tensions sur les marchés. Le risque est désormais un écartement, notamment du fait d’un primaire très abondant.
ETF à la Une
Pictet AM débauche un responsable ETF chez J.P. Morgan
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Astrid Panosyan-Bouvet devient DRH d’Axa
Contenu de nos partenaires
-
SéismeAllemagne : la politique de Merz sévèrement sanctionnée lors d'une élection régionale en ex-RDA
L'extrême-droite a remporté avec un score historique le scrutin dimanche en Saxe-Anhalt, un Land rural de l'est du pays -
Ultra-trailPrésidentielle : télé, radio, la campagne permanente
Les candidats multiplient les apparitions médiatiques depuis la rentrée scolaire. Ce qui se répétait avant dans les meetings se martèle aujourd'hui sur les plateaux alors que la campagne n'en est qu'à ses débuts. Malheur à celles et ceux qui ne tiendront pas le rythme -
EditoLes bobards de Marine Tondelier sur l’interdiction du mensonge en politique
A l’heure des infox et de l’IA, démêler le vrai du faux devient de plus en plus ardu. Mais la contre-argumentation vaudra toujours mieux que la censure