La création de valeur découlant d’une scission est avant tout opérationnelle
L’effet de levier financier représente moins de 25% de la valeur créée après quelques années, selon les participants à une conférence sur le M&A
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Yves-Marc Le Réour
La création de valeur consécutive à une scission d’entreprise émane principalement de facteurs opérationnels, l’effet de levier financier jouant un rôle limité. C’est l’un des points saillants d’une table ronde qui s’est tenue mercredi, dans le cadre d’une conférence sur les fusions-acquisitions organisée par Les Echos.
Qu’il s’agisse d’un carve-out, impliquant la cotation partielle de plusieurs actifs, ou d’un spin-off qui consiste à séparer juridiquement la filiale d’un groupe avant de la mettre en Bourse, «le recentrage stratégique lié à ces opérations conduit à simplifier l’organisation interne des entités concernées», estime Louis Godron, président de l’Afic. Si le vendeur est un groupe fortement endetté, sa capacité à monétiser des actifs sera en outre favorablement perçue par les investisseurs crédit.
A l’exception d’Edenred ou de la Fnac, et en attendant la scission de SFR, «le marché français a enregistré peu de cas de ‘spin-off’ au cours des trois dernières années», relève Dominique Gaillard, directeur général d’Ardian (ex-Axa Private Equity). Lors de la revente d’une société précédemment scindée, l’effet de levier représente au maximum 25% de la création de valeur, l’essentiel provenant des décisions stratégiques et opérationnelles (R&D, investissements industriels, croissance externe…) prises par ses dirigeants. Ce phénomène est proche de celui qui a été observé dans des LBO secondaires.
Alors que des fonds souhaitant investir dans une entreprise scindée se contentaient auparavant d’informations peu approfondies, le processus de due diligence, qui peut atteindre 6 mois pour un carve-out, englobe maintenant l’ensemble des contrats, systèmes d’information et procédures de gestion des équipes. Ceci permet de «mieux évaluer la possibilité d’un fonctionnement autonome de la société», souligne David Willems, Associé chez PwC.
Scindé de Sanofi en 1999, Ceva, spécialisé dans la santé animale, va à nouveau ouvrir son capital après trois LBO. Président du conseil d’administration de Financière Chopin (groupe Ceva), Philippe du Mesnil explique que la prise d’indépendance d’une activité considérée auparavant comme périphérique par sa maison mère s’est accompagnée d’un projet d’entreprise fortement mobilisateur. Cette scission «a permis à la société de réaliser environ 35 opérations de croissance externe en dix ans», ce qui a largement contribué à sa création de valeur.
Avec un deuxième marché domestique, la banque française répond au manque de diversification qui lui a parfois été reproché. Elle ne cache pas sa volonté de développer rapidement la banque portugaise qui fait maintenant partie du groupe.
Le Panel Actions peine à suivre la nouvelle progression des Bourses américaine et japonaise en mai. Le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 pourraient gagner 2,6% à six mois et au moins 5% en un an. Wall Street ne gagnerait que 3% en un an.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
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