La consolidation échauffe les esprits dans le «crowdequity» français
Happy Capital et FinanceUtile veulent racheter Wiseed, qui dit ne pas être à vendre et s’apprête à boucler un nouveau tour de table.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Antoine Duroyon
Il semble y avoir de la friture sur la ligne entre certains acteurs du financement participatif en capital (crowdequity). Les plates-formes Happy Capital et FinanceUtile ont indiqué hier matin avoir envoyé une offre d’achat de 100% du capital de Wiseed, le pionnier du secteur qui a récemment soigné sa notoriété en proposant un investissement participatif de l’aéroport de Toulouse.
«Cela fait plusieurs mois qu’on est informé du fait que Wiseed cherche à lever des fonds. Une telle acquisition nous permettrait de prendre une position forte en France au travers de trois marques distinctes», explique à L’Agefi Philippe Gaborieau, président et fondateur de Happy Capital. «Cette offre amicale, qui comprend également une réinjection pour du BFR et des investissements à venir, est financée à parité sur les fonds propres d’Happy Capital et de FinanceUtile. Elle pourrait être accompagnée par des fonds ou du financement bas de bilan (LBO) qui resteraient minoritaires», ajoute Philippe Gaborieau.
Mais chez Wiseed, le caractère «amical» de la proposition n’est clairement pas perçu. «Nous n’avons pas eu connaissance de cette offre», assure Thierry Merquiol, co-fondateur de la plate-forme et président du conseil de surveillance. En tout état de cause, les co-fondateurs, également détenteurs majoritaires des droits de vote, n’ont absolument pas l’intention de céder le moindre pourcent du capital.
Selon nos informations, Wiseed s’apprête à dévoiler un nouveau tour de table. La plate-forme devrait annoncer dans quelques jours une augmentation de capital de 3 à 4 millions d’euros, répartie à parité entre d’un côté, les actionnaires historiques et la communauté d’investisseurs, et de l’autre, des institutionnels. Dans leur communiqué, Happy Capital et Finance Utile affirment que «malgré plusieurs augmentations de capital successives importantes depuis sa création (...)», Wiseed n’a toujours pas atteint le point mort six ans après sa création.
La plate-forme basée à Toulouse a essuyé 366.000 euros de pertes l’an dernier pour un chiffre d’affaires de 230.500 euros. Elle a déjà permis à 45 start-up de lever près de 14 millions d’euros, contre près de 10 millions lors d’une quarantaine de levées pour Happy Capital et FinanceUtile réunies qui se disent à l'équilibre. Une drôle d’ambiance, alors que les dirigeants des trois plates-formes siègent tous au bureau de l’association française de l’investissement participatif (Afip).
L'assureur cède ses 10% du capital du numéro un français du capital-investissement, dont il continuera à souscrire les fonds. Les ACM portent leur participation à 23%, et le fonds new-yorkais Wafra, entré l'an dernier, monte au capital.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Dans une longue lettre aux Français, l’ancien Premier ministre de François Hollande pose les fondations d’une candidature présidentielle sans encore se déclarer officiellement. Une façon de placer Raphaël Glucksmann et François Hollande, restés sourds à ses appels au rassemblement, devant le fait accompli
La période du 14 juillet au 15 août marque-t-elle une pause dans la campagne ou offre-t-elle une opportunité de la faire décoller ? Philippe, Mélenchon, Marine Le Pen... Aucun candidat à l’Elysée n’a les mêmes plans de vacances
Le projet de loi d'urgence agricole a franchi une étape importante : députés et sénateurs se sont mis d'accord sur la version commune qui sera soumise au vote dans chacune des chambres. Celle-ci n'en reste pas moins clivante