La confiance des investisseurs dans le capital-investissement faiblit peu
La crise de la zone euro ne semble pas avoir totalement douché l’enthousiasme des investisseurs à l’égard du capital-investissement. Cette classe d’actifs profite même de la volatilité sur les marchés organisés. Selon le baromètre semestriel de Private Equity Intelligence (Preqin) réalisé auprès de plus de 100 investisseurs, près de la moitié d’entre eux (47%) ont déjà consacré une partie de leur allocation à des fonds de capital-investissement au cours du premier semestre et 44% comptent faire de même d’ici à la fin de l’année; 11% privilégient 2013.
«Un tiers des institutionnels n’ont pas encore atteint leur objectif d’exposition au private equity et 48% l’ont déjà atteint. Ceci laisse à penser que 81% des investisseurs continueront de prendre des engagements dans un futur proche pour soit maintenir, soit atteindre leur objectif d’allocation à cette classe d’actifs», analyse Preqin dans son baromètre.
La motivation de ces donneurs d’ordres (assureurs, fonds de pensions, caisses de retraites, fonds souverains, fondations, family offices, etc.) est simple: la recherche de rendement et une certaine stabilité. Selon Preqin, le capital-investissement aurait en effet continuellement surperformé l’indice de valeurs boursières S&P 500 depuis la crise financière de 2007. «En outre, un grand nombre d’investisseurs ont remarqué que le private equity ne subissait pas les variations brutales de rendements dont ont souffert les autres stratégies d’investissement pendant la période récente de volatilité des marchés», note Preqin. En effet, 99% des investisseurs sondés exigent des performances supérieures à celles des marchés organisés.
De fait, 70% des institutions interrogées déclarent que la classe d’actifs a affiché les rendements escomptés et 9% que leurs espoirs ont été dépassés. 21% se sont en revanche déclarés déçus, signe qu’il existe de vrais écarts entre les membres du «top quartile» (le quart des gérants qui affichent les meilleures performances), largement sursouscrits et difficiles d’accès, et les autres.
Signe global de confiance des investisseurs, 65% d’entre eux s’attendent à des rendements de 400 points de base (pb) supérieurs à ceux des marchés organisés. C’est nettement mieux qu’en juin 2010 (53%), mais un peu moins bien qu’il y a un an (70%). Les investisseurs semblent reconnaître que le capital-investissement n’est pas totalement immunisé aux risques de récession sévère en Europe.
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