La PBOC projette de relever le ratio des réserves obligatoires des banques accordant trop de crédits en pleine phase d’assouplissement monétaire.
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Patrick Aussannaire
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La politique monétaire de la Chine devient de moins en moins lisible. La banque centrale (PBOC) devrait relever le ratio des réserves obligatoires (RRO) pour les banques régionales qui accordent des crédits trop importants et mettent ainsi en péril l’objectif de mieux maîtriser le risque de crédit. Pour le moment, le RRO a été ramené à un niveau uniforme de 17,5%.
La PBOC a déjà exhorté officiellement la semaine dernière les banques du pays à ne fournir aucun prêt pour financer des projets de sociétés en situation de surcapacité à la suite de la hausse de 88% des nouveaux prêts accordés au mois de janvier. Dans le même temps, après avoir injecté un montant de liquidités record dans le système de 1.700 milliards de yuans avant les fêtes du nouvel an, la banque centrale en a déjà repris 400 milliards la semaine dernière.
Accroître la flexibilité des opérations
Pourtant, l’autorité a parallèlement affiché sa volonté d’améliorer l’efficacité et la fréquence de ses opérations d’open market qui sont désormais conduites tous les jours ouvrés. Ces mesures «ne veulent pas forcément dire que les injections de liquidités seront plus importantes, le but étant plus d’accroître la flexibilité de ses opérations en cas de retournement des conditions de liquidités sur le marché interbancaire», précise SG CIB. Elle aurait en outre assoupli ses conditions monétaires en ramenant le taux facturé sur sa facilité de prêts aux banques participantes à 2,85% (contre 3% précédemment) sur ses opérations à 6 mois, et à 3% (contre 3,25%) sur celles à un an. SG CIB prévoit en outre que le taux à 7 jours soit à nouveau abaissé à un niveau de 2,5% au cours de cette année.
«La mise en place simultanée d’une politique d’assouplissement monétaire grâce aux opérations d’open market et de resserrement monétaire par une hausse ciblée du RRO indique que la PBOC oriente la liquidité vers les secteurs que le gouvernement souhaite soutenir et restreint dans le même temps l’apport de fonds aux secteurs en surcapacité», explique Natixis.
La communication de la PBOC a néanmoins été critiquée récemment au moment où son gouverneur Zhou Xiaochuan a donné un entretien à Caixin après des mois de silence pour expliquer l’orientation de sa politique monétaire. S’il a souligné l’importance de la communication pour une banque centrale, il a reconnu que ça n’était pas une tâche aisée et qu’à l’heure actuelle, la perception de sa stratégie est très différente selon les investisseurs.
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