La CDC se lance sur le marché des obligations vertes
Avec son premier «green bond» de 500 millions d’euros, l’établissement public va financer des projets d’immobilier vert, d’énergie renouvelable et de dépollution.
Amélie Laurin
Un évènement L’AGEFI
FINANCE & RISK
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New York - SpaceX s’apprête à lancer jeudi la dernière version de sa fusée géante Starship lors d’un vol test qui précède l’entrée en Bourse de l’entreprise aérospatiale du multimilliardaire Elon Musk. La gigantesque fusée doit décoller du sud du Texas jeudi à 17H30 locales (22H30 GMT). Les enjeux sont importants pour SpaceX, qui fera voler Starship pour la 12e fois, sept mois après son dernier lancement. Du haut de ses 124 mètres, le modèle actuel est légèrement plus grand que le précédent et l’entreprise aura à coeur de démontrer les améliorations apportées à la fusée lors du vol, un jour seulement après avoir rendu public son dossier d’introduction en Bourse (IPO). SpaceX a déclaré qu’elle ne tentera pas de récupérer le propulseur de sa fusée, une manoeuvre spectaculaire qu’elle a déjà réalisée par le passé. Elle laissera à la place le premier étage s’abîmer dans les eaux du Golfe du Mexique. L'étage supérieur aura lui pour mission de déployer une charge utile de 20 satellites factices, ainsi que deux «satellites Starlink» équipés de caméras, qui tenteront d’analyser l’efficacité du bouclier thermique de l’engin. La mission test devrait durer environ 65 minutes après le décollage. Pendant ce laps de temps, l'étage supérieur devrait suivre une trajectoire suborbitale avant d’amerrir dans l’océan Indien. Les dernières missions de Starship se sont déroulées avec succès mais d’autres s'étaient soldées par des explosions spectaculaires, notamment deux au-dessus des Caraïbes, et une après avoir atteint l’espace. En juin dernier, l'étage supérieur avait explosé lors d’un essai au sol. Obstacles Ce vol d’essai tombe à un moment crucial pour SpaceX: Elon Musk prépare sa retentissante entrée en Bourse, annoncée pour mi-juin, et une version modifiée de la fusée Starship doit servir à terme d’alunisseur pour la Nasa. L’agence spatiale américaine compte envoyer des astronautes sur la Lune en 2028, avant la Chine, puissance rivale, qui ambitionne aussi d’y envoyer des hommes, d’ici 2030. Mais compte tenu des retards pris par le secteur privé, le gouvernement de Donald Trump craint de plus en plus que les Etats-Unis échouent à réaliser cet objectif en premier. Pour le physicien Scott Hubbard, les enjeux du lancement jeudi sont «énormes». «Le gouvernement a pris la décision de s’allier avec des acteurs privés pour ramener des humains (sur la Lune), et maintenant ces personnes doivent être à la hauteur», estime auprès de l’AFP l’ancien directeur d’un centre de recherche de la Nasa. «Si le lancement se déroule sans encombre, cela ouvrira véritablement la voie à de nouvelles infrastructures et à de nouveaux contrats pour l’exploration lunaire», estime l’analyste Antoine Grenier, responsable du secteur spatial chez le cabinet de conseil Analysys Mason. Outre SpaceX, son concurrent Blue Origin - entreprise détenue par Jeff Bezos - cherche aussi à développer un alunisseur. Les deux entreprises ont réorienté leur stratégie pour donner la priorité aux missions lunaires. La Nasa prévoit une mission en 2027 qui ne s’aventurera pas jusqu'à la Lune, avant l’envoi d’astronautes sur la surface lunaire en 2028 lors de la 4e mission Artémis. Mais les experts du secteur sont sceptiques quant à la capacité des deux entreprises à atteindre ces objectifs à temps. L’un des principaux obstacles est de démontrer la capacité à se ravitailler en propergol en orbite, une étape essentielle pour fournir de l'énergie aux moteurs d’une fusée mais qui n’a jamais été testée pour des missions longue durée. «Espérons qu’ils y parviennent», lance Scott Hubbard, qui souligne un «défi technique de taille». Maggy DONALDSON © Agence France-Presse