La Caisse des dépôts va faire chambre commune avec Caravelle chez Belambra
ACG (Acto) acte enfin sa sortie de Belambra. L’ex-Groupama Private Equity a trouvé un accord pour vendre sa participation majoritaire au capital du numéro un des clubs de vacances en France, après plus de trois ans de démarches infructueuses. C’est le fonds Caravelle qui deviendra l’actionnaire de référence de l’ex-VVF (Villages vacances familles), aux côtés de la Caisse des dépôts et consignations, dont la part est d’environ 34%. L’acquéreur a déclaré ses intentions auprès de l’Autorité de la concurrence, selon un avis publié le 18 décembre. Aucune des parties prenantes ne souhaitait ou pouvait hier commenter l’information.
De sources proches du dossier, Caravelle investirait uniquement en fonds propres. En 2006, la «privatisation» de VVF par la CDC avait donné lieu à un montage de type LBO avec de la dette mezzanine apportée par Acto. «La transaction renforce les pouvoirs de l’actionnaire Caisse des dépôts sur la nomination des dirigeants et les choix stratégiques», précise l’une de ces sources.
Le montant de la transaction est tenu secret, mais il sanctionnerait une perte de valeur de 50% par rapport aux ambitions d’Acto il y a trois ans. En 2010, la Caisse des dépôts avait envisagé de reprendre les parts de son partenaire. Les discussions avaient vite tourné court en raison des exigences du vendeur –les montants de 200 à 250 millions d’euros avait alors circulé, contre une valorisation estimée à 100 millions quatre ans plus tôt. Début 2012, ACG a ensuite mandaté Lazard pour trouver preneur. Plusieurs acquéreurs potentiels avaient regardé le dossier, aussi bien des industriels que des fonds comme LFPI, Montefiore et Sagard. Sans donner suite, là encore.
L’arrivée de Caravelle pourrait être l’occasion de consolider le secteur. La Caisse des dépôts pousse depuis longtemps à un rapprochement entre Belambra et Vacanciel, un opérateur fondé dans les années 1970 par trois mutuelles, dont la Mutuelle Générale. Celui-ci compte une petite vingtaine de villages, contre 58 clubs de vacances pour Belambra, qui a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 171 millions d’euros. Le dossier pourrait refaire surface au printemps prochain. Dans l’immédiat, les partenaires sociaux de l’ex-VVF doivent se prononcer en janvier sur l’opération.
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