La Caisse d’Epargne crée sa première banque d’affaires à Lyon
Après sa Banque du Léman, bientôt opérationnelle à Genève, la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes (Cera) lance une nouvelle marque: Hyperia Finance. Elle regroupe ses activités naissantes de fusions-acquisitions, ainsi que sa gestion de fortune et ses financements structurés.
«Nous créons une marque pour donner plus de lisibilité à ces métiers et apporter aux entrepreneurs et chefs d’entreprises de Rhône-Alpes une offre globale et transversale, explique Didier Bruno, membre du directoire de la Cera en charge de la «banque du développement régional» (entreprises, économie locale et sociale et professionnels de l’immobilier). Nous souhaitons doubler d’ici à cinq ans les revenus annuels de notre banque d’affaires, de 4 millions d’euros en 2012», les chiffres 2013 n’étant pas encore arrêtés.
L’initiative est une première aux Caisses d’épargne, historiquement moins présentes auprès des entreprises que leurs concurrents comme le CIC, qui détient la marque locale Banque de Vizille (aujourd’hui CM-CIC Capital Finance), ou d’autres entités de BPCE (Banques populaires, Banque Palatine et Natixis). Dans les cinq départements qu’elle couvre, la Cera revendique un «taux de pénétration» de 13% auprès des PME (chiffre d’affaires supérieur à 5 millions d’euros), et de 20% auprès des grandes entreprises (CA supérieur à 50 millions).
Hyperia n’a pas un patron unique, ses responsables actuels rendant compte à Bruno Didier. L’équipe compte 17 professionnels: 10 en gestion de fortune, 5 en financements structurés et 3 en fusions-acquisitions. Une répartition qui reflète l’ancienneté des expertises. Démarrée en 2007, «la gestion de fortune compte environ 200 clients et a collecté 100 millions d’euros en 2012», indique Bruno Didier. Née en 2011, «l’activité de financements structurés a été lancée ex nihilo, poursuit-il. Elle se répartit à parts égales entre financements de projets, arrangements de dette, et enfin LBO et financements d’acquisitions. En 2012, nous avons originé 100 millions d’euros de crédits». Deuxième caisse d’épargne par ses revenus, la Cera affiche au total 1 milliard d’euros d’encours de prêts aux entreprises.
Le conseil en fusions-acquisitions a débuté l’an dernier avec trois recrues, dont une banquière expérimentée venue de BNP Paribas, mais aucun mandat n’a encore abouti. Enfin, si la Cera reste à l’écart de l’investissement en fonds propres dans les PME, elle collabore avec le fonds lyonnais Siparex.
Plus d'articles du même thème
-
Prépar-Vie sélectionne une plateforme technologique pour ses opérations d’investissement front-to-back
L'opération doit permettre à l'assureur de simplifier ses opérations d’investissement et de rationaliser le reporting de son actif général et de ses investissements en unités de compte au sein d’une plateforme unique. -
L'enquête interne de Malakoff Humanis éclaire le rôle d'un intermédiaire dans sa délégation de gestion
La société de conseil Thomas Vendôme Investment a obtenu contractuellement plus de 22 millions d'euros de commissions de la part de gérants retenus par Malakoff Humanis, selon de nouveaux documents révélés par Mediapart. -
Le marché obligataire envoie un sérieux avertissement à la France
A la veille de la présentation du budget, l’écart entre le rendement de l’OAT 10 ans et celui du Bund de même maturité a bondi à 127 points de base, pour la première fois depuis 2012, dépassant les scénarios redoutés par les stratégistes.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- L’inquiétante correction des marchés de taux
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
Contenu de nos partenaires
-
Sublimer l’infiniment petit
Pour une Maison fondée en 1755, la préservation des savoir-faire pourrait consister à regarder vers le passé. Chez Vacheron Constantin, c’est tout l’inverse. La manufacture genevoise les met à l'épreuve, tout en les confrontant à de nouveaux terrains d’expression. -
Légende noire« Il reste une empreinte idéologique assez forte d’Alain Soral sur le Rassemblement national »
Antisémitisme, virilisme et conspirationnisme : le politiste décrypte l’influence qu’a eue le polémiste antisémite sur Jordan Bardella dans ses jeunes années au Front national -
Ses mains ont la parole
C’est en Suisse, à la Fabrique du Temps de Louis Vuitton qui participe notamment aux Journées Particulières, qu’un émailleur aux mains d’or perpétue des traditions séculaires.