La Banque du Japon maintient sa politique ultra-accommodante et veut privilégier les taux d’intérêt plutôt que l’usage de la planche à billets.
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LC, Agefi.fr
La Banque du Japon à Tokyo.
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Crédit Bloomberg.
Le yen a reculé ce mercredi matin après l’annonce par la Banque du Japon (BOJ) du maintien d’une politique très accomodante mais d’un ajustement de son cadre en faveur de l’usage des taux d’intérêt dans l’espoir d’atteindre, cette fois, son objectif d’une inflation de 2%.
L’institut d'émission nippon a promis de garder ses taux à bas niveau, mais elle veut «contrôler la courbe de rendement» des obligations pour laquelle est prévu un objectif. Le rendement des JGB à 10 ans devrait rester autour de 0%.
Le gouverneur de la BOJ veut mettre l’accent sur les taux d’intérêt et moins s’appuyer sur les injections de liquidités massives dont la mise en oeuvre au cours des 3 dernières années a très peu fait pour sortir l'économie de l’enlisement.
Le taux d’intérêt négatif, qui pénalise les dépôts des banques auprès de la banque centrale ainsi encouragées à prêter aux entreprises et aux particuliers, reste inchangé à -0,1%. Mais le programme de rachats d’actifs, auparavant fixé à 80.000 milliards de yens (690 milliards d’euros) l’an, pourra désormais fluctuer autour de ce montant.
«Nous assouplirons davantage quand ce sera nécessaire», a déclaré le gouverneur de la BOJ, Haruhiko Kuroda, avant d’ajouter: «Nous pouvons abaisser les taux à court terme, abaisser l’objectif de taux à long terme, acheter davantage d’actifs ou, si les conditions l’exigent, accélérer le rythme de l’expansion de la base monétaire».
«Avec le contrôle de la courbe des taux, nous pouvons obtenir des baisses des taux d’intérêts réels qui sont fortement souhaitables pour l'économie,» a poursuivi le gouverneur.
L’institut d'émission a dressé le bilan d’une action menée depuis 3 ans sous la houlette de Haruhiko Kuroda, arrivé en 2013. Il a admis l’existence d’effets secondaires de ses mesures qui ont affaibli les rendements des titres financiers à long terme. «Un déclin excessif peut avoir un impact négatif sur l’activité économique en conduisant à une dégradation du moral» des consommateurs, a explique la banque centrale.
Avec le nouveau cadre de sa politique, le gouverneur estime que l’objectif de la banque centrale d’une inflation de 2% pourrait être atteint au cours de l’exercice fiscal 2017, tout en notant que les incertitudes en la matière restaient élevées. Il a estime que le Japon était sorti de la déflation.
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