La BCE reste silencieuse sur l'évolution de sa politique
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Vue aérienne de la BCE à Francfort.
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Crédit ECB.
La Banque centrale européenne (BCE) a, conformément aux attentes, laissé ses taux d’intérêt inchangés ce jeudi. Son président Mario Draghi a déclaré qu’elle était déterminée à poursuivre ses achats de titres sur les marchés pour soutenir la croissance et l’inflation. Mais la traditionnelle conférence de presse qui suit les réunions de politique monétaire n’a fourni que peu d’indices aux investisseurs sur les mesures que la BCE pourrait adopter le mois prochain en vue de l'échéance actuelle de son programme d’achats d’actifs. Mario Draghi s’est contenté de dire que l’institution avait « fait le point » sur les travaux techniques menés par ses équipes sur les différentes options envisageables. Il a ajouté que les responsables de la BCE n’avaient débattu ni d’un arrêt du programme d’assouplissement quantitatif (QE) ni de sa prolongation.
Constatant que l'économie de la zone euro poursuivait une reprise « modérée mais régulière », Mario Draghi a estimé que la politique actuelle était plus efficace qu’espéré initialement par la BCE et il a rejeté les arguments selon lesquels les taux d’intérêt négatifs auraient des effets contre-productifs. L’euro s’est dans un premier temps apprécié face au dollar en réaction à ces déclarations, montant jusqu'à 1,1040, mais il est vite reparti à la baisse, tombant brièvement à 1,0938 dollar, son plus bas niveau depuis fin juin.
Le nouveau président de la Fed a annoncé jeudi la liste des responsables des cinq groupes de travail chargés d’examiner une nouvelle approche de la banque centrale sur les aspects clés de sa politique monétaire. Dont Mervyn King, ancien gouverneur de la BoE, et l'investisseur Marc Andreessen.
En dépit des rumeurs d’une possible intervention sur les marchés de changes, la devise japonaise reste très faible en lien avec la politique monétaire du Japon et l'écart avec les taux américains.
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