La BCE précise la portée de l’examen de sa stratégie de politique monétaire
La Banque centrale européenne a annoncé que l'évaluation de sa stratégie de politique monétaire, officiellement lancée ce jeudi, porterait « notamment sur la formulation quantitative de la stabilité des prix, la gamme des instruments de politique monétaire, les analyses économique et monétaire et les modes de communication ».
Soulignant que les structures de l'économie mondiale « ont profondément évolué » depuis la dernière évaluation de sa stratégie menée en 2003, la BCE a précisé que cet examen tiendrait également compte « d’autres considérations, en rapport avec la stabilité financière, l’emploi et le développement durable ».
L'évaluation, qui devrait être achevée d’ici à la fin de l’année, « reposera sur une analyse approfondie, l’ouverture d’esprit et la participation de toutes les parties prenantes », a souligné la BCE.
Annoncée fin 2019 par la présidente de l’institution, Christine Lagarde, l'évaluation de la stratégie de politique monétaire sera menée « dans le strict respect du mandat de la BCE de maintien de la stabilité des prix », a ajouté la banque centrale.
Le conseil des gouverneurs étudiera notamment « l’efficacité et les effets secondaires potentiels de la gamme d’instruments de politique monétaire conçus au cours des dix dernières années », a indiqué la BCE.
Certains responsables de la BCE s’inquiètent des effets secondaires possibles de la politique monétaire ultra-accommodante menée par la BCE depuis de nombreuses années. De ce fait, Christine Lagarde avait annoncé dès septembre que la BCE réaliserait un examen approfondi de sa stratégie et de ses instruments de politique monétaire.
Les économistes pensent que cette évaluation pourrait entraîner une modification de l’objectif d’inflation de la BCE, actuellement « proche de mais inférieur à 2% », ou limiter le recours aux taux d’intérêt négatifs et aux rachats d’actifs.
Plus d'articles du même thème
-
L’AIE anticipe des tensions durables sur le diesel
L’Agence internationale de l’énergie a alerté sur le risque de persistance des tensions sur le marché du diesel jusqu’à mi-2027, dans son dernier rapport mensuel. -
Le Nobel d’économie récompense les Américains Robert Hall et Michael Woodford
Les deux économistes sont distingués pour leurs travaux sur le rôle de la maîtrise des anticipations pour stabiliser les mouvements économiques. -
Les marchés monétaires recommencent à inquiéter en zone euro
Les marchés monétaires sont longtemps restés plutôt calmes en zone euro, sous l’effet des achats de la Banque centrale européenne (BCE) en 2020-2022. Aujourd'hui, la volatilité sur les taux interbancaires fait ressurgir le spectre d’une instabilité financière.
ETF à la Une
VanEck a collecté plus de 13 milliards de dollars depuis le début de l’année pour sa gamme d’ETF Ucits
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- ASML manifeste les premiers symptômes des limites physiques de l'IA
- UniCredit va pouvoir prendre le contrôle de Commerzbank
Contenu de nos partenaires
-
De premiers couvre-feux « localisés » annoncés à Paris, Nice, Lyon et Lille après les violences
Après la prise de parole du Premier ministre dans l’après-midi, des couvre-feux sont instaurés dans plusieurs villes dont Paris, Nice, Lille et Lyon dès ce lundi soir -
Violences du 17 octobre : « L’ultragauche a allumé l’incendie, les jeunes des banlieues ont pris le relais »
Depuis les violences du 17 octobre, Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu et Laurent Nuñez pointent la responsabilité de « groupuscules d'ultragauche ». Mais que recouvre vraiment ce terme ? -
« Une convergence entre l‘extrême gauche et les racailles »: Bruno Retailleau fait le lien entre l’immigration et les violences du 17 octobre
« Il y a un lien entre une immigration massive qui crée des désordres sécuritaires et ce qui s’est passé dimanche. Oui, je le dis et je l’affirme », a martelé lundi Bruno Retailleau lors d’une conférence de presse sur le thème « rétablir l’ordre », convoquée au lendemain d’un week-end de violences urbaines. « Ce qui s’est passé hier, c’est une convergence entre l‘extrême gauche et les racailles, les délinquants venant de banlieue », a-t-il ajouté, en assurant se baser sur « les remontées d’interpellations ».