La BCE devrait temporiser avant de lancer son arsenal
Les marchés ont déjà fortement réagi à l’annonce du programme TLTRO 3 et à l’éventuelle mise en place d’une échelle sur le taux de dépôt avant sa réunion aujourd’hui.
Les marchés espèrent plus de précisions concernant les multiples pistes d’assouplissement monétaire évoquées par la BCE ces dernières semaines. Compte tenu de l’incertitude sur les termes du Brexit et de la chute récente des rendements, et de l’euro, le consensus anticipe cependant que sa réunion qui se tient aujourd’hui, sera l’occasion de temporiser, après l’annonce de nouveaux TLTRO, le décalage de sa forward guidance qui ne prévoit plus de hausse des taux avant début 2020, et l’évocation d’une éventuelle mise en place d’un système de «tiering» par paliers sur le taux des dépôts. «Si les derniers chiffres publiés concernant l’activité et l’inflation indiquent que la croissance reste fragile, les conditions financières se sont à nouveau assouplies et sont encore très accommodantes», explique ainsi Natixis.
Taux négatifs permanents
Les modalités, notamment les conditions des taux, appliquées aux nouvelles opérations TLTRO 3 étant liées aux perspectives d’activité, la BCE devrait avoir davantage de lisibilité à sa prochaine réunion du 6 juin, au cours de laquelle elle fournira ses prévisions actualisées sur la croissance et l’inflation. D’autant que le «Conseil des gouverneurs a effectué des changements de politique monétaire, nettement plus tôt que ce qui était anticipé par le marché, à sa réunion de mars», comme l’indique Nomura. La mise en place de TLTRO qui favoriseraient les banques périphériques pourrait en outre dépendre de celle du tiering, qui bénéficierait davantage aux banques des pays cœur. Celles-ci supportent 87% (6,6 milliards d’euros) du coût des taux négatifs contre seulement 13% (1 milliard) pour les banques d’Europe du Sud, selon Pictet.
Le tiering avait pourtant été écarté début 2016 parce qu’il envoie le signal d’une baisse des taux à des niveaux encore plus négatifs, et pour sa complexité, dans un système bancaire aux tailles disparates, et aux situations très contrastées, comme l’avait expliqué Mario Draghi. «Les marchés commencent à intégrer la possibilité d’une baisse de taux de la BCE, ce qui suggère que leur vision du taux plancher a déjà été influencée par les récentes discussions sur le tiering, et pourrait conduire à l’accélération de l’aplatissement de la courbe, comme le montre le cas de la BoJ en 2016», alerte Nomura. Ce système est une arme à double tranchant, qui suggérerait que la BCE est entrée dans une ère de taux négatifs permanents, comme la BoJ et la BNS, avec une inflation durablement ancrée, à des niveaux atones.
L'Elysée a proposé le nom d'Emmanuel Moulin pour prendre la suite de François Villeroy de Galhau au poste de gouverneur de la Banque de France. L'Assemblée et le Sénat devront maintenant se prononcer sur ce projet de nomination.
Les anticipations d’inflation mesurées sur les différents marchés, comme les swaps ou les obligations indexées, ont complètement divergé au début de la guerre en Iran. Cela traduit une demande institutionnelle accrue de protection contre l’inflation à court terme, mais sans changement notable des attentes à moyen et long termes.
Wes Streeting, qui pourrait devenir un concurrent de Keir Starmer à la direction du Labour pour pouvoir ravir Downing Street, a annoncé sa démission du gouvernement, jeudi 14 mai
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Il ne reste plus à Kevin Warsh, candidat de Donald Trump, que de prêter serment avant de prendre ses fonctions pour un mandat de quatre ans. Il devrait présider sa première réunion de politique monétaire les 16 et 17 juin