La Banque Postale et la CDC s’entendent a minima sur les collectivités
Les deux institutions ont annoncé la création de leur coentreprise de financement du secteur public local, aux missions restreintes
Publié le
Amélie Laurin
Photo: PHB
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La coentreprise, promise pour fin mars, de La Banque Postale (LBP) et de la Caisse des dépôts (CDC) a finalement été annoncée hier. Baptisée La Banque Postale Collectivités Locales, elle sera détenue à 65% par LBP et à 35% par la CDC. Dernière pierre de la nouvelle banque publique des collectivités annoncée fin 2011, cet intermédiaire en opération de banque n’existe encore que sur le papier: ses statuts n’ont pas été déposés.
Sa mission semble en tout cas plus claire. La JV «hébergera la plate-forme d’accueil téléphonique des clients (déjà active au sein de LBP, ndlr) ainsi que le service des études (rapatrié de chez Dexia, ndlr), indique le communiqué publié hier par les deux actionnaires. L’ambition initiale était plus large puisqu’elle devait «se charg(er) de la commercialisation et des prestations de services associées à la gestion des nouveaux crédits qu’elle produira», indiquait un communiqué de LBP début 2012.
Dans les faits, elle devrait compter seulement une trentaine de collaborateurs, souvent anciens salariés de Dexia, sur les 130 prévus au total dans le dispositif de LBP. Ils auront pour mission de répondre aux demandes de prêts à long terme des collectivités et hôpitaux, au côté des commerciaux de terrain de LBP. Ces derniers ont une palette de produits plus large puisqu’ils proposent aussi des crédits de court terme et bientôt des prêts aux bailleurs sociaux. Les middle et back-offices de l’activité, c’est-à-dire l’édition des prêts et leur suivi, restent dans le giron de LBP, également en charge de la politique commerciale selon une source proche de la banque.
Un proche de la CDC assure toutefois qu’un comité de partenariat pourrait décider des orientations commerciales. Pour le moment, il est seulement prévu que Christophe Van de Walle, directeur du financement du secteur public local de LBP, soit également directeur général de la coentreprise. Trois cadres de LBP siègeront à son conseil d’administration au côté de deux représentants de la CDC.
Pour palier le retrait de Dexia, LBP a commencé à financer des collectivités au deuxième semestre 2012. Ses prêts de long terme devront être refinancés par la Sfil, nouvelle entité publique qui chapeaute l’ancien véhicule de refinancement de Dexia, et dont la CDC et LBP sont actionnaires au côté de l’Etat. Elle prévoit d’émettre pour 1 milliard d’obligations foncières en juin, mais son arrivée sur les marchés semble compliquée.
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