La balkanisation des systèmes bancaires pèsera sur les BFI européennes
Selon l'étude annuelle d’Oliver Wyman - Morgan Stanley, les réglementations pourraient coûter 3% de rendement des fonds propres des banques
Publié le
Antoine Landrot
Que les banques de financement et d’investissement (BFI) puissent atteindre un rendement des fonds propres (RoE) de 12 à 14% entre 2014 et 2016 est toujours envisageable; mais celles qui y parviendront auront à franchir des obstacles particulièrement relevés, dévoile l’étude annuelle menée par le cabinet de conseil Oliver Wyman et Morgan Stanley.
Les rédacteurs estiment que l’effet des réglementations en cours d’élaboration sera plus important qu’anticipé. En voulant réduire l’interdépendance des systèmes bancaires, elles provoqueront leur «balkanisation». «Nous estimons que la séparation des activités pourrait coûter environ 3 points de pourcentage de RoE, avec des écarts importants entre les acteurs», estiment les rédacteurs. Une situation qui pénaliserait particulièrement les établissements de la zone euro, qui cumuleront les effets de Bâle 3, de la séparation des activités spéculatives, de la réforme des marchés de gré à gré (Emir) et de la taxe sur les transactions financières (TTF).
Laurent Mignon, le directeur général de Natixis, a d’ailleurs déclaré vendredi sur BFM Business que la TTF lui coûterait 7 milliards d’euros par an, plus que ses revenus; le Crédit Agricole en a estimé le coût à 17 milliards. Parce qu’elle repose sur le nominal des transactions et non sur les revenus que les banques génèrent, «la TTF n’a aucun sens économique. Elle risque simplement de tuer les activités de marché, dont certaines sont pourtant des sources de liquidité à court terme pour les banques, comme la pension-livrée», estiment Bruno de Saint-Florent et Elie Farah, associés chez Oliver Wyman.
«Cela dit, les banques peuvent limiter l’effet des réglementations sur leur RoE (à 0,5% dans le meilleur des cas) en réorganisant leur structure juridique, leursstratégies de refinancement et leurs modèles», nuance l’étude.
Dans l’édition 2012, Morgan Stanley et Oliver Wyman soulignaient la nécessité de réduire le bilan et d’alléger les frais de personnel. Les banques ont commencé à prendre ces mesures, qui se révèlent insuffisantes. «Des plans d’économies ont été lancés, mais sans forcément s’assurer que ces initiatives amélioreraient le ratio coûts/revenus in fine. Ils doivent pour cela aussi s’accompagner d’un allègement des coûts de structure», estiment les deux associés. L’étude chiffre le potentiel d’économies à travers la mutualisation des plates-formes à 3 milliards de dollars au maximum, soit une amélioration du RoE de 0,5%.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Pour légitimer cette décision, Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a fait référence à une vidéo polémique publiée mercredi 20 mai par Itamar Ben Gvir, dans laquelle figurent des militants de la flottille pour Gaza, agenouillés et les mains liées
« Nos forces armées se sont reconstituées pendant la période de cessez-le-feu », a assuré Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, qui est aussi président du Parlement iranien. De son côté, Donald Trump a modifié son agenda : il ne se rendra pas en effet au mariage de son fils pour des « raisons ayant trait aux affaires de l’Etat »
La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable