KKR perd de sa superbe dans un environnement qui demeure bien incertain
Kohlberg Kravis & Roberts mord la poussière en Bourse. La société de private equity américaine a publié hier des résultats inférieurs aux attentes au titre du deuxième trimestre. Cela du fait d’un repli du résultat de son portefeuille d’investissement et d’un ralentissement du rythme de progression de la valeur de ses participations en private equity. Cette dernière affiche tout de même une hausse de 3,8% sur le trimestre écoulé et de 10% depuis le début de l’année.
KKR a tenu à souligner que les commissions perçues dépendent du rythme de finalisation des transactions au sein des fonds, rendant les comparaisons de performance par trimestre parfois trompeuses. Et les incertitudes baignant l’économie mondiale ne favorisent pas la vente ou la mise en Bourse des sociétés détenues par les maîtres du non-coté. Haut responsable et associé de la société chargé de commenter les résultats, Scott Nuttall a indiqué que son activité de private equity continuait pourtant à «être très active au plan mondial». Le dirigeant a indiqué que «les valorisations sont relativement attrayantes et les financements sont accessibles pour des sociétés comme la nôtre.»
KKR a certes investi, ou s’est engagée à investir, un peu plus de trois milliards de dollars au sein de neuf sociétés au cours du deuxième trimestre. Mais le résultat net économique de la société, indicateur-clé de performance au sein du secteur, n’en a pas moins enregistré un repli de 27% sur le trimestre écoulé, à 315 millions de dollars.
En dépit du mauvais accueil réservé par les opérateurs boursiers outre-Atlantique à cette publication, le titre abandonnant 5,30% à 13,39 dollars, sa plus forte baisse en une séance depuis neuf mois, Scott Nuttall a affirmé que KKR se trouvait «en position de force». En témoignerait notamment la progression sur un an à fin juin du montant total des actifs sous gestion de 54,4 à 61,9 milliards de dollars. Ainsi qu’une force de frappe de quelque 14 milliards de dollars, disponible pour investir.
Scott Nuttall ne semblait pourtant pas manquer d’arguments pour séduire les opérateurs. Il s’est targué d’un «dialogue productif» avec les investisseurs dans le cadre de la levée en cours d’un nouveau fonds dont l’objectif se situe entre 8 et 10 milliards de dollars, selon l’un des investisseurs.
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