ISS lance le débat sur la gouvernance de Nyse Euronext
ISS, l’agence de conseil en vote en assemblée et filiale du MSCI, s’est invitée dans la confrontation opposant Deutsche Börse et le duo Nasdaq OMX ICE pour reprendre Nyse Euronext. Dans une note datant du 11 avril et que s’est procurée L’Agefi, l’analyste d’ISS, Sean Quinn, se dit en faveur d’une proposition faite par un actionnaire détenant 1.000 actions de Nyse Euronext visant à renforcer les droits de ses actionnaires.
Ce dernier recommande, dans la mesure où la loi le permet, de modifier les règlements internes et documents de gouvernance appropriés afin de donner aux détenteurs de 10% des actions (ou le pourcentage le plus bas permis par la loi au-dessus de 10%) la capacité de convoquer une assemblée extraordinaire. Ce qui n’est actuellement pas le cas selon ISS. Selon l’expert, au niveau de la gouvernance quotidienne, les actionnaires peuvent être ainsi privés d’un droit important, celui de pouvoir «destituer les administrateurs ou d’initier une résolution d’actionnaires sans avoir à attendre la prochaine réunion programmée».
Alors que Deutsche Börse a soumis hier son offre à la BaFin, le régulateur allemand, l’AG extraordinaire de Nyse Euronext au cours de laquelle les actionnaires se prononceront sur le projet amical est fixée au 7 juillet. L’AG ordinaire est prévue le 28 avril, date de l’arrêté des comptes.
ISS craint que les actionnaires ne puissent pas répondre à une offre avantageuse si l’offrant ne peut pas convoquer une telle assemblée. Ce qui pourrait affecter négativement la performance d’entreprise et les retours aux actionnaires, estime le proxy. Des arguments qui servent la cause de Nasdaq OMX et ICE, même si ISS n'évoque pas le dossier.
D’après ISS, il est courant que les sociétés fixent un seuil, pour la tenue d’une telle réunion, à 10% des actions ordinaires en circulation. Selon son analyse faite sur les sociétés du S&P 1.500, au 1er janvier 2010, 47 % de telles entreprises leur ont accordé un tel droit. Dans le cas de Nyse Euronext, il suffirait que T.Row Price, premier actionnaire de Nyse Euronext avec 7,30% du capital au 31 décembre 2010 (selon Factset) soutienne la contre-offre et s’associe soit à State Street (3,94% du capital), soit à Black Rock Fund Advisors (3,83%), Vanguard Group (3,58%), Legg Mason Capital Management (2,86%) ou Crame Rosenthal McGlynn (2,77%) pour atteindre le seuil de 10%.
Plus d'articles du même thème
-
Casino de Cannes va pouvoir sortir de la cote
L’Autorité des marchés financiers vient d’accorder son feu vert à l’offre publique de retrait de SPD (famille Barrière) sur les actions Société fermière du casino municipal de Cannes (SFCMC). -
L’OCDE milite pour une amélioration des infrastructures détruites lors de catastrophes
Face aux catastrophes naturelles qui détruisent régulièrement les infrastructures, l’OCDE encourage les gouvernements et les acteurs privés à investir dans la reconstruction de façon à renforcer leur qualité et leur résilience. -
Les Etats-Unis présentent un très bon rapport sur l’emploi
Les nouvelles créations d’emplois nettes sont apparues spectaculaires sur un mois, en octobre (+165.000), réduisant aussi le chômage de 4,2% à 4,1%. Mais le marché du travail américain reste assez figé, laissant peu de place à de fortes augmentations sur les salaires. Ce qui ne change pas grand-chose aux prévisions de hausses de taux modérées du côté de la Fed.
ETF à la Une
Defiance lance le premier ETF Ucits dédié aux «Sept Magnifiques»
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
L'heure du choixPrésidentielle : la tentation Christine Lagarde
La présidente de la BCE affirme ne pas vouloir être candidate. Dans les milieux politiques et économiques, certains l'y encouragent pourtant. Elle dispose de quelques semaines pour trancher définitivement -
Radicalement centristesMidterms : chez les démocrates, les socialistes ont fait du bruit, les modérés ont fait la différence
Les candidats du courant socialiste ont fait du bruit tout au long de la campagne des midterms et quadruplé leur nombre au Capitole. Mais, selon notre analyse, la future majorité démocrate à la Chambre sera dominée par l'aile modérée -
A domicileA Hénin-Beaumont, terre RN, la colère sans la rue
Dans le fief du RN, la colère contre la vie chère est partout, sauf dans la rue. Résignation, ressentiment contre ceux qui seraient trop aidés, attente d’une alternance électorale… les frustrations individuelles ne se transforment pas en mobilisation