Icade boucle un refinancement de 255 millions d’euros sur Crystal Park
Le refinancement de l’ensemble de bureaux Crystal Park, détenu par Icade, témoigne de l’intérêt des banques pour les actifs bien situés et bien loués. Remplaçant un prêt qui devait arriver à échéance en avril 2011, la nouvelle ligne est fournie par HSBC, l’agent, BNP Paribas et BECM (Crédit Mutuel), déjà présente dans le précédent pool bancaire.
«Cet actif correspond à ce que recherchent les banques actuellement, explique-t-on chez Icade. Comme Crystal Park présente des cash flows sécurisés, les banques ont pu mettre en place un financement long, de sept ans». Situé à Neuilly-sur-Seine, Crystal Park, qui a été commercialisé en 2004, offre 40.000 m² de bureaux. 90% des surfaces sont occupées par PricewaterhouseCoopers, le solde accueillant Amgen et IFF. «La durée moyenne des baux est de dix ans», précise-t-on chez Icade.
Le refinancement s’est fait «à des conditions équivalentes» à celles du précédent prêt, arrangé en 2006 à une période plus favorable aux financements immobiliers. Icade, qui se finance principalement au niveau corporate, a privilégié, pour Crystal Park, un financement immobilier car il lui a permis d’obtenir des conditions plus intéressantes et une maturité plus longue. Au niveau corporate, la principale échéance pour Icade est en 2014.
Avec cette transaction, Icade finalise la restructuration du passif de Compagnie la Lucette, qu’elle a acquise cette année auprès de Morgan Stanley, qui était le principal actionnaire de la foncière. Compagnie la Lucette s’était emparée de Crystal Park en mars 2006 grâce à l’acquisition d’un portefeuille de KanAm composé de cinq immeubles pour 1,1 milliard d’euros. En 2004, KanAm avait acquis l’actif auprès de Générale Continentale Investissements et Whitehall pour 450 millions d’euros. Crystal Park était valorisé 513,2 millions d’euros à fin 2009.
Dans les années à venir, les refinancements immobiliers devraient se multiplier. En Europe, les besoins sont évalués à près de 20 milliards d’euros en 2011, 30 milliards d’euros en 2012 et 45 milliards d’euros en 2013, d’après une étude récente de la société de conseil en immobilier DTZ. Si les actifs de bonne qualité devraient être refinancés sans problème, le risque est plus élevé sur les immeubles secondaires.
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