HSBC a tiré son épingle du jeu en 2010 en tant que SVT
Le marché de la dette française a continué de plaire cette année aux investisseurs malgré les craintes de contagion de la crise des pays périphériques. C’est ce qui ressort de l’enquête qualitative réalisée par IEM Finance à la demande de l’Agence France Trésor (AFT) auprès des clients des Spécialistes en Valeurs du Trésor (SVT).
Sur les 342 investisseurs interrogés, 96% d’entre eux se sont dits «très satisfaits» ou «plutôt satisfaits» de la manière dont fonctionne le marché de la dette dans l’Hexagone, contre 93,8% en 2009. Un résultat qui indique que les SVT ont gagné en qualité.
Sur le marché des taux en général, Barclays Capital a préservé sa première place au classement des cinq SVT les plus fréquemment cités comme étant leurs principaux partenaires. Citigroup passe de la cinquième à la deuxième place, suivie à la troisième place de HSBC, qui ne figurait pas dans le classement l’année dernière.
L’établissement britannique a clairement tiré son épingle du jeu en 2010. Sur les valeurs du Trésor françaises, HSBC, qui était cinquième ex-aequo avec Deutsche Bank en 2009, prend la quatrième place en 2010, devant Crédit Agricole CIB, mais derrière Société Générale, Barclays Capital et BNP Paribas, encore leader. En termes de couverture d’information sur les produits émis par l’Etat français, HSBC occupe désormais la quatrième position. «HSBC est déjà leader en Europe pour les émissions de dette souveraines et de dettes des agences supranationales. Dans le contexte actuel économique difficile et incertain, les investisseurs sur le marché français sont de plus en plus sélectifs et regardants par rapport aux services offerts par un SVT», précise Frédéric Gabizon, responsable de la dette souveraine européenne chez HSBC.
Une très grande majorité des investisseurs ont répondu être «très satisfaits» ou «plutôt satisfaits» de la liquidité du marché français. De l’enquête ressort une hausse de l’appréciation de la liquidité de tous les produits émis par l’Etat français, qui est passée de 65,7% à 73 % sur les BTF, de 92,2% à 93,9% sur les BTAN, de 95,3% à 96,4% pour les OAT et de 43,8% à 55,8% sur les OAT indexées. Les répondants attachent un peu moins d’intérêt à la qualité du pricing, 85,8% d’entre eux la considérant comme «très importante», contre 88,8% en 2009.
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