Green Investment Bank va s’ouvrir aux capitaux privés
Londres va lancer un processus de privatisation partielle de Green Investment Bank (GIB), une structure de financement créée fin 2012 par l’ancienne coalition pour soutenir des projets d'énergie et d’infrastructures vertes. Depuis sa mise en place, GIB a investi 2 milliards de livres dans 50 projets d’une valeur de plus de 8 milliards de livres, incluant des sites de recyclage des déchets et des fermes éoliennes. Le secrétaire d’Etat au Commerce Sajid Javid a indiqué que le gouvernement cèderait une participation majoritaire, sans donner plus de détails. Le gouvernement est conseillé par Bank of America Merrill Lynch, tandis que GIB est épaulé par UBS. Cela fait plus d’un an que le conseil d’administration de l'établissement discute d’un tel scénario.
Cette privatisation doit permettre à la banque d’emprunter sur les marchés obligataires et de la libérer des restrictions européennes liées aux aides d’Etat, ce qui nécessiterait la cession d’au moins 70% du capital. Ces contraintes empêchent notamment GIB d’investir dans des projets photovoltaïques ou de gestion de la chaîne logistique. Sur la base de ces prêts cumulés de 2 milliards de livres, une participation de 70% serait valorisée théoriquement autour de 1,4 milliard de livres. Mais étant donné que le gouvernement s’est engagé à mener l’opération d’ici à la fin de la mandature, les conditions de valorisation pourraient fortement évoluer. Il reste également à déterminer dans quelle mesure des engagements supplémentaires de 1,8 milliard de livres seront convertis en prêts dans le contexte de cette privatisation.
«Nous sommes désormais très proches de notre rythme d’investissement de long terme de 800 millions à 1 milliard de livres par an», a fait savoir le directeur général de GIB, Shaun Kingsbury. «Les fonds apportés par le gouvernement britannique ont été déterminants au démarrage mais ils ne seront pas suffisants pour suivre notre niveau d’investissement. Dès le départ, il a été très clair que nous devions lever du capital additionnel auprès du secteur privé pour compléter le financement public», a-t-il ajouté. Ces investisseurs pourraient comprendre des fonds de pension, des institutionnels et des fonds souverains. La banque est aujourd’hui à l'équilibre d’un point de vue opérationnel ; elle a dégagé l’an dernier un bénéfice avant impôts de 100.000 livres.
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