Goldman Sachs reste numéro un des banques conseils dans le monde

Le montant des fusions et acquisitions sera en baisse d’environ 4% en 2012, selon les chiffres préliminaires de Thomson Reuters
Yves-Marc Le Reour

L’année 2012 ne sera pas un bon millésime pour les fusions et acquisitions, si l’on se réfère aux chiffres préliminaires publiés par Thomson Reuters. Arrêtés au 18 décembre, ils témoignent d’un repli de 4% de la valeur des transactions annoncées à 2.356 milliards de dollars, par rapport à la période comparable de 2012. A l’exception de 2009, où moins 2.000 milliards de dollars d’opérations avaient été annoncées, le niveau des transactions sera donc au plus bas depuis 8 ans.

Devançant à l’échelle mondiale Morgan Stanley et Barclays, Goldman Sachs reste à la première place des banques conseils, globalement et dans chacune des principales régions (Etats-Unis, Europe, Asie-Pacifique).

Les cibles situées sur le continent américain ont constitué près de la moitié (49%) de l’activité, devant l’Europe (28%), l’Asie-Pacifique (21% en incluant le Japon) et la zone Afrique/Proche-Orient (2%). Les opérations ayant pour cible des sociétés situées aux Etats-Unis ont reculé de 8% d’une année sur l’autre, alors que l’activité a mieux résisté en Europe avec une érosion limitée à 3%. Ceci est principalement dû à l’acquisition de la coentreprise TNK-BP par Rosneft pour plus de 54 milliards de dollars, qui a engendré au quatrième trimestre une hausse séquentielle de 63% du montant annoncé dans la région.

Cette transaction, qui procède de la volonté de BP de réorganiser sa présence en Russie, est un exemple des nombreuses opérations de recentrage qui ont animé le marché cette année. Les cessions d’activité ou scissions d’actifs ont ainsi dépassé 1.100 milliards de dollars, soit 47% du montant des transactions à l’échelle mondiale, une proportion inégalée depuis vingt ans. Aux Etats-Unis, les désinvestissements et «spin-offs» ont même représenté 53% du total, un record historique depuis 1980, lorsque l’agence a commencé à publier ces statistiques.

Les opérations transnationales ont également échappé au marasme ambiant. Totalisant 892 milliards de dollars, elles progressent de 5% et représentent 38% des fusions et acquisitions annoncées depuis début 2012, contre 35% l’an dernier à la même époque. Dans les pays émergents, la Chine a été la nation la plus dynamique à l’achat comme à la vente, en assurant à elle seule 37% du montant des transactions annoncées sur ces marchés, devant la Corée du sud (12%), le Brésil (11%) et la Russie (9%).

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