Goldman Sachs peine moins que ses rivales dans la banque d’investissement
Si les banques ont pâti au deuxième trimestre d’un environnement difficile dans la banque d’investissement, Goldman Sachs s’en est toutefois mieux sortie que ses concurrentes. La banque a accusé un repli de 17% à 1,2 milliard de dollars de ses revenus au sein de ce pôle regroupant le conseil et les souscriptions actions et obligataires. Sur ces mêmes activités, JPMorgan a subi un recul de son activité de 35% sur un an, à 1,2 milliard de dollars (977 millions d’euros), contre un repli de 21% à 854 millions de dollars chez Citigroup.
Goldman Sachs a dévoilé des performances globales supérieures aux attentes des spécialistes. Le bénéfice net a reculé sur un an de 11% à 962 millions de dollars. Le bénéfice par action est ressorti à 1,8 dollar, là où les analystes misaient sur 1,2 dollar, selon un consensus Bloomberg. Les revenus trimestriels ont reculé de 9% à 6,6 milliards de dollars, portant les revenus du premier semestre à 16,6 milliards de dollars, leur plus bas niveau depuis 2005.
Goldman Sachs, qui a réduit ses dépenses opérationnelles de 8% à 5,2 milliards de dollars au deuxième trimestre, a annoncé prévoir la mise en place de nouvelles mesures de réduction de coût. Les rémunérations versées, incluant salaires et bonus, ont reculé de 9% à 2,9 milliards de dollars.
Sur le trading, pôle représentant près de 60% de l’activité de Goldman Sachs, les revenus ont crû de 11% à 3,9 milliards de dollars, portés par le pôle obligations, devises et matières premières. Ce dernier a vu ses revenus croître de 37% à 2,2 milliards de dollars sur un an, marquant toutefois un recul de 37% par rapport au premier trimestre 2012.
Goldman Sachs a poursuivi la réduction de ses prises de risque, si l’on s’en réfère à la value at risk (VaR). Cette mesure de la perte potentielle maximale sur une journée donnée s’établissait à 92 millions de dollars à fin juin, conte 95 millions de dollars trois mois plus tôt et 101 millions de dollars un an auparavant.
La banque a parallèlement cédé à State Street ses activités d’administration dédiées aux fonds alternatifs, qui regroupaient autour de 200 milliards de dollars d’actifs. Cette opération, réalisée pour un montant de 550 millions de dollars, permet à State Street de prendre la première place du secteur avec 877 milliards de dollars d’actifs devant Citco.
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