François Pérol défend son éthique au premier jour de son procès
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«J’ai toujours veillé à respecter la plus complète éthique», a déclaré lundi François Pérol, le président du directoire de BPCE au premier jour de son procès pour prise illégale d’intérêts au tribunal correctionnel de Paris. «Outre la colonne vertébrale qui est celle d’un haut fonctionnaire, la meilleure défense déontologique, c’est l’expérience», a-t-il ajouté. L’ancien secrétaire général adjoint de l’Elysée, chargé des questions économiques auprès de Nicolas Sarkozy, est accusé d’avoir pris en 2009 la tête de BPCE, maison mère de la banque Natixis, après avoir suivi la fusion des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne, scellée la même année.
Le tribunal devra examiner les contours du projet de fusion des deux banques, la part des pouvoirs publics dans les choix effectués et l’influence éventuelle de la présidence, et de François Pérol, 51 ans, dans ceux-ci, a indiqué le président de l’audience, Peimane Ghaleh-Marzban. Cela dans un contexte de «compression du temps», sur fond de crise financière et de pertes annoncées par les Caisses d’Epargne en février 2009. Nicolas Sarkozy, cité comme témoin par la CGT, a fait savoir qu’il ne viendrait pas à l’audience, au nom de l’immunité du président de la République.
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