Fonds de LBO et institutionnels s’ouvrent davantage au co-investissement
Le co-investissement a le vent en poupe. La moitié (52%) des grands institutionnels souhaitent prendre davantage de participations en direct dans des entreprises, au côté des fonds de capital-investissement qu’ils sponsorisent, révèle une récente étude de Preqin. 35% des 140 fonds de pension, assureurs et autres professionnels interrogés en février veulent quant à eux maintenir leur niveau d’engagement actuel. Face à eux, 31% des 80 fonds sondés envisagent d’offrir davantage de possibilités de co-investissement.
«Il semble y avoir une certaine contradiction entre les attitudes annoncées et l’activité actuelle de co-investissement», nuance Preqin. Parmi les véhicules récemment levés et éligibles aux co-investissements, 29% n’accueillent aucun institutionnel et 27% seulement un ou deux. La formule est pourtant déjà éprouvée. Près des trois quarts des institutionnels déclarent avoir déjà co-investi, quel que soit le montant qu’ils allouent au private equity, indique le cabinet londonien. De même, «20% des LBO supérieurs ou égaux à un milliard de dollars accueillent un LP (institutionnel, ndlr) en direct», assurait récemment Jean-Marc Le Roux, associé chez Bain & Cie.
Si la performance des co-investissements reste sujette à débat, concède Preqin, la pratique présente des avantages pour les deux parties, tels «une diversification de leur portefeuille, un meilleur alignement des intérêts entre les partenaires et une plus grande efficacité». Les institutionnels y voient aussi un moyen de payer moins de frais de gestion (70% des répondants) et l’espoir de rendements plus élevés (76%). Près de la moitié considèrent aussi que le co-investissement permet de renforcer leurs relations avec les gestionnaires de fonds de private equity.
Cet argument est aussi évoqué par les trois quarts des fonds, qui réservent souvent cet usage aux clients de la première heure. La moitié estime aussi que l’investissement direct des institutionnels peut donner accès à des transactions de plus grosse taille. Revers de la médaille, le mécanisme ralentit les processus d’achat et peut entraîner des coûts supplémentaires de reporting ou de gestion des véhicules ad hoc mis à la disposition des institutionnels, même si ceux-ci se comportent comme des investisseurs passifs.
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