Foncière des Régions refinance sa tour CB21 à la Défense
Foncière des Régions profite pleinement de l’amélioration des conditions de financement bancaire. La foncière vient d’obtenir une ligne de crédit de 270 millions d’euros sur sept ans pour sa tour CB21 située à la Défense. Ce prêt a été conclu pour un coût annuel inférieur à 3,50% auprès de trois banques allemandes, Bayern LB, DG Hyp et LBB.
Foncière des Régions a acquis la tour CB 21, ex-tour Gan, pour 486 millions d’euros, en juillet 2007, alors que le marché immobilier était en pleine expansion. Puis la crise de l’automne 2008 l’a contrainte à revoir son projet. Elle a donc décidé d’attendre un accord avec un premier locataire pour lancer la rénovation du bâtiment. Dans ce contexte, elle a procédé à un premier refinancement sur douze mois, auprès des banques initiales, Calyon, HSBC et Natixis, à un taux relevé de 100 points de base. Puis, début 2009, un bail sur dix ans a été conclu avec Suez Environnement pour 42.000 m². Dans cet environnement plus porteur, Foncière des Régions a procédé à un second refinancement arrivant à échéance en 2015. Pour cette opération, deux nouvelles banques, Société Générale et Dekabank, avaient été intégrées au pool bancaire.
La livraison du bâtiment l’été dernier et l’extension du bail de Suez Environnement pour deux tiers du bâtiment ont permis à Foncière des Régions d’obtenir des conditions plus favorables. «La qualité intrinsèque de l’immeuble ainsi que l’engagement effectif d’un locataire de premier ordre pour cet actif nous ont convaincus sans difficulté de la pérennité de cet investissement et ont justifié à nos yeux l’octroi d’une ligne de crédit long terme», explique Sébastien Liberge, responsable des financements immobiliers pour Bayern LB, agent sur cette opération. Les trois banques étaient déjà en relation avec Foncière des Régions. Bayern LB a participé au financement de plusieurs portefeuilles d’actifs détenus par FDR et ses filiales. DG Hyp et LBB ont arrangé le refinancement du portefeuille d’actifs apportés par Predica et Groupama en décembre 2009.
En 2010, FDR a renégocié plus de 600 millions d’euros au total. Elle prévoit ainsi d’atteindre un coût moyen de la dette de l’ordre de 4% fin 2010 contre 4,60% à fin juin 2010.
Reste à la foncière à trouver un locataire pour le tiers restant de la tour CB 21. «Des négociations sont en cours», indique FDR dans son communiqué publié aujourd’hui sur son chiffre d’affaires 9 mois.
Plus d'articles du même thème
-
L’économie américaine est suspendue aux élections de mi-mandat
Alors que Donald Trump fait face à une impopularité record sur fond de pouvoir d’achat miné par l’inflation et la guerre en Iran, les élections de mi-mandat du 3 novembre menacent de faire basculer le Congrès. -
La fièvre des matières premières ne faiblit pas
Le récent repli des matières premières, en raison des tensions sur les taux et la hausse du dollar, ne les empêche pas d’afficher une performance historique cette année, à des plus hauts depuis le super cycle de 2000. -
Les dettes bancaires souffrent du «sell-off» obligataire sur la France
Le risque de crédit des banques françaises a bondi au-delà de celui de leurs principaux homologues européens, mais les dettes bancaires subordonnées AT1 ont souffert aussi plus globalement de la hausse des taux.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF engrange 127 milliards d’euros au troisième trimestre 2026
- CNP Assurances fait un nouveau pas en dehors du réseau de La Banque Postale
- Les gestions anticipent une résistance modérée des Bourses
- L’IA ne sait pas lire correctement les résultats du CAC 40
- Le prix du pétrole retombe sous 100 dollars le baril
- Le Crédit Agricole d’Ile-de-France se met en quatre pour ses clients patrimoniaux
Contenu de nos partenaires
-
EditorialLa souveraineté, comme un cabri
Jeannette zu Fürstenberg, présidente de General Catalyst, cite le Général à propos de ce qu'elle préfère appeler l'autonomie stratégique : « Je ne suis pas anti-américain, je suis simplement anti-dépendance » -
Entre deux chaisesLes souverainistes de retour à la tête d'un Québec plus anti-indépendance que jamais
Les souverainistes du Parti québécois ont remporté les élections législatives dans la province lundi. Ils promettent un référendum pour se séparer du Canada, au moment où l'indépendance n'a jamais été aussi impopulaire dans les sondages -
Budget : en quête de crédibilité, Marine Le Pen ne renonce pas à la radicalité
140 milliards d’euros d’économies, une règle d’or, des marchés à rassurer : le RN promet une mue gestionnaire en vue de 2027. Mais derrière la peinture budgétaire, les marqueurs radicaux demeurent, sur fond d’affaire Bardella qui hante encore le parti