Euronext progresse dans la mise en place d’un groupe d’actionnaires stables
Euronext est entré dans la troisième phase de son projet d’IPO. Après le rachat par ICE, en novembre 2013, et le détourage des activités européennes, que les régulateurs ont approuvé fin mars, la Bourse continentale peaufine son prospectus de mise en Bourse et commence à vendre son histoire aux investisseurs. Si la France sera bien le marché boursier de référence du futur Euronext, le prospectus, lui, est enregistré aux Pays-Bas car la société est de droit néerlandais.
La version finale pourrait être déposée mi-mai pour une publication fin mai, en même temps que la fourchette de prix proposée à l’IPO, qui permettrait de conclure l’opération avant l’été, selon des proches du dossier.
En parallèle, Euronext aurait bien avancé dans son projet de constituer un groupe d’actionnaires stables à son tour de table. De sources financières, une petite douzaine de ces investisseurs de référence aurait été trouvée, et ce dans tous les marchés du groupe – France, Belgique, Pays-Bas et Portugal. ING a déjà officialisé son intérêt. Les noms de BNP Paribas, de la Société Générale, d’ABN Amro, de KBC, de la holding publique belge SFPI ou de Banco Espirito Santo sont aussi évoqués. Les marques d’intérêt dépasseraient aujourd’hui 25% du capital et il ne serait pas exclu qu’elles puissent in fine franchir le seuil des 30%. Reste à confirmer ces engagements et à signer un pacte d’actionnaires.
Si le processus va jusqu’au bout, ICE pourrait alors sortir en totalité du capital, comme il le souhaite. Le groupe américain s’est engagé vis-à-vis des régulateurs à conserver pendant trois ans 25% du capital d’Euronext, sauf s’il peut céder tout ou partie de ce bloc à un groupe d’actionnaires de référence. Ces derniers seront eux aussi tenus à ce lock-up de trois ans. L’objectif serait de faire figurer leurs engagements de souscription, en parts du capital, dans le prospectus final. Ils paieront le même prix que les autres investisseurs lors de l’IPO.
Pour convaincre ces mains fortes, Euronext mettrait en avant sa bonne rentabilité actuelle et un environnement économique et réglementaire (MIF 2) désormais moins défavorable aux Bourses traditionnelles. Lors de ses présentations, le groupe aurait fait miroiter une croissance d’environ 5% de ses revenus et sa capacité à réduire ses coûts, notamment dans l’informatique une fois les derniers liens coupés avec ICE/Nyse.
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