Euronext lance un contrat dérivé pour l’indice CAC 40 ESG
Les indices ne font pas tout. Encore faut-il que les investisseurs puissent mettre en place des stratégies de couverture à partir de ces instruments. Un an après avoir lancé le CAC 40 ESG, une version «responsable» du CAC 40, prenant en compte les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans sa composition, Euronext a lancé, lundi, un contrat dérivé sur cet indice. BNP Paribas et la Société Générale seront teneurs de marché pour ce produit et accompagnent Euronext dans ce lancement.
Cette offre s’inscrit dans la continuité de la stratégie de la Bourse. La société avait l’intention de proposer un produit dérivé dès la conception du CAC 40 ESG mais attendait que la demande de couverture devienne effective, ce qui est le cas aujourd’hui. «Nous avons observé une réallocation d’actifs de la part d’émetteurs d’ETF. Un an après le lancement de l’indice CAC 40 ESG, en mars 2021, un quart des actifs du CAC 40 ont ainsi été transférés vers le CAC 40 ESG», explique Charlotte Alliot, responsable des dérivés institutionnels chez Euronext.
Préférence pour l’existant
Ce contrat future sur le CAC 40 ESG vient compléter un autre produit dérivé déjà existant sur l’indice Eurozone ESG Large 80, qui avait été lancé en juin 2020. Dans ce dernier cas, le dérivé avait été lancé en même temps que l’indice, mais ces produits n’ont pas rencontré le succès escompté dans la sphère institutionnelle. Les différences de vision de l’ESG et les problèmes sur la taxonomie européenne rendent en effet ce type d’indice paneuropéen créé de toutes pièces difficile à utiliser pour ces investisseurs professionnels. Ces derniers préfèrent se référer à des indices ESG élaborés à partir des indices existants. «Outre les promoteurs d’ETF, certains grands institutionnels ont aussi fait part à Euronext de leur besoin de ce type de produits. Cela a été le cas, par exemple, de fonds scandinaves. Ceux-ci ont la volonté de passer leurs expositions à des dérivés sur indices traditionnels vers leur version ESG, si elle existe», précise Charlotte Alliot.
Euronext a, après le CAC 40 ESG, continué à développer son offre sur les indices responsables. L’opérateur boursier a lancé l’AEX ESG sur la Bourse d’Amsterdam, le Mib ESG pour l’Italie et l’OBX ESG sur le marché norvégien. Certains de ces indices pourraient aussi bientôt bénéficier de leur contrat dérivé.
Plus d'articles du même thème
-
L’agence S&P Global Ratings affine encore sa notation des «covered bonds»
Cette nouvelle révision devrait avoir des impacts positifs pour les produits dont la notation peut être supérieure à celle de l’Etat d’émission. -
FDJ United revoit à la baisse ses ambitions pour 2026
L'entreprise justifie le recul de ses revenus au premier trimestre notamment par l'alourdissement de la fiscalité sur les jeux. -
Les taux britanniques poursuivent leur ascension
Les rendements des Gilts 10 ans ont pris 20 points de base en deux jours sur fond de crise politique, mais aussi de hausse des prix du pétrole et de crainte d’inflation. Les données d’emploi n’offrent pas de vision claire de la situation économique.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- L'entrée en relation bancaire numérique embarrasse les réseaux traditionnels
Contenu de nos partenaires
-
Une fois, pas deux« Pas question de revivre un psychodrame » : le PS cherche comment éviter le piège du budget 2027
Vaccinés par les errements de l’année passée, les socialistes voudraient s’éviter le supplice d’une précampagne présidentielle polluée par des négociations à l’aveugle avec Sébastien Lecornu -
Avant liquidationBudget 2027 : Lecornu veut sa dernière bataille
Présidentielle oblige, le prochain budget sera écrit par le successeur d'Emmanuel Macron à l'été 2027. Le Premier ministre actuel n'entend pourtant pas patienter jusque là et promet une copie ambitieuse cet automne -
EditorialImmigration : et si la France balayait devant sa porte ?
En matière d’immigration comme de finances publiques, la France, mauvaise élève de l’Europe, n’a les moyens de sermonner personne, même le gouvernement socialiste espagnol qui vient d’annoncer la régularisation de 500 000 travailleurs sans-papiers