Equistone veut consolider le courtage en assurances
La consolidation se poursuit dans le courtage en assurances. Après l’acquisition de Santiane par Sagard en septembre dernier, Equistone Partners (ex-Barclays PE) a décidé d’y participer en adoptant une stratégie légèrement décalée. Plutôt que de miser sur l’un des grands acteurs du secteur (comme Astorg sur Gras Savoye, ou JC Flowers sur CEP), il a acquis hier une participation majoritaire, sans recours à la dette, dans Finaxy Group. Il remplace le family office Dirigeants et LBO (DLBO), présent depuis l’origine.
La valorisation n’a pas été rendue publique, mais elle serait comprise entre 50 et 100 millions d’euros.
Fondé fin 2008 par Erick Berville, ancien vice-président d’April, Finaxy revendique une identité de coutier «multi-spécialiste». Il a encaissé 300 millions d’euros de primes et 41,6 millions d’euros de commissions (chiffre d’affaires) en 2013 dans plusieurs niches couvrant les risques d’entreprises (industrie, transport, restauration…) et les risques particuliers (automobiles de collection et de prestige, chiens et chats, chasse…). «Notre activité est répartie en trois divisions: entreprises, grand public et solutions, qui gèrent nos partenariats avec les grands distributeurs comme le Crédit Agricole. Chacune d’entre elles comprend une filiale par secteur d’activité. Ces filiales sont organisées en centres de profit autonomes», explique Erick Berville à L’Agefi.
Cette stratégie ne l’empêche pas de se mesurer aux plus gros. Revendiquant actuellement la douzième place, Finaxy ambitionne d’entrer dans le top 10. «La marche est très haute. Atteindre la neuvième place impliquerait de doubler notre chiffre d’affaires», souligne le fondateur. D’où une politique d’acquisitions dynamique: l’entreprise a déjà réalisé 17 opérations pendant sa courte vie.
Mais cette ambition implique de cibler des courtiers de taille importante. «Finaxy avait besoin d’un investisseur financier qui lui permette de changer de dimension. Jusqu’en 2013, nos acquisitions visaient des courtiers réalisant entre 1 et 5 millions d’euros de commissions. Désormais, nous pourrons viser des acteurs de 25, voire 50 millions d’euros», indique Erick Berville. C’est pourquoi, étant donné les conditions qui lui ont été proposées, DLBO a accepté de sortir avant la date prévue (mi-2016).
Toutefois, les cibles devront apporter une importante valeur ajoutée et afficher une marge d’Ebitda supérieure à 20-25%, sur des marchés présentant de fortes barrières à l’entrée.
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