Elisabeth Borne nomme son gouvernement, Bruno Le Maire reste à Bercy
Le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, a annoncé vendredi la composition du gouvernement d’Elisabeth Borne, où Bruno Le Maire (Economie) et Gérald Darmanin (Intérieur) notamment, conservent leur portefeuille.
Catherine Colonna fait son entrée aux Affaires étrangères ainsi que l’historien Pap Ndiaye à l’Education nationale. Amélie de Montchalin est nommée ministre de la Transition écologique, Sébastien Lecornu ministre des Armées, Olivier Dussopt ministre du Travail, Damien Abad ministre des Solidarités (retrouvez la liste complète ci-dessous).
Bercy sans la relance
L’intitulé du ministère a changé, mais Bruno Le Maire garde donc son siège en étant nommé ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Gabriel Attal lui sera rattaché et sera chargé des comptes publics. La première ministre, Elisabeth Borne, a ainsi fait le choix de la continuité dans un ministère qui, dorénavant, ne porte plus le terme de «relance». Les termes de «souveraineté industrielle et numérique» rappellent les problèmes récurrents qui touchent aujourd’hui la France et de nombreux pays d’Europe. Trouver une réponse aux ruptures de chaînes d’approvisionnement après la pandémie mondiale, et à la dépendance de l’Europe face à l’énergie russe, feront par exemple partie du mandat du ministre.
Bruno Le Maire continuera donc de porter les nombreux chantiers aussi bien sur le plan national qu’international. Le G7 Finances qui s’est tenu jeudi et vendredi à Königswinter près de Bonn et qui réunit les ministres des finances des pays du G7 (ou leurs représentants) témoigne de l’ampleur des tâches qui attend le locataire de Bercy. Les thèmes de la croissance, de la stabilité économique, ou de l’inflation et des moyens pour y faire face, y ont évidemment été discutés. A cela s’ajoutent des sujets comme le financement de la reconstruction de l’Ukraine ou encore la mise en place d’une imposition minimum pour les multinationales.
La liste complète des ministres, ministres délégués et secrétaires d’Etat
Ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique : Bruno Le Maire
Ministre de l’Intérieur : Gérald Darmanin
Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères : Catherine Colonna
Ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires : Amélie de Montchalin
Ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse : Pap Ndiaye
Ministre des Armées : Sébastien Lecornu
Ministre de la Santé et de la Prévention : Brigitte Bourguignon
Ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion : Olivier Dussopt
Ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées : Damien Abad
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : Sylvie Retailleau Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire: Marc Fesneau
Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques : Stanislas Guerini
Ministre des Outre-mer : Yaël Braun-Pivet
Ministre de la Culture : Rima Abdul-Malak
Ministre de la Transition énergétique : Agnès Pannier-Runacher
Ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques : Amélie Oudea-Castera
Ministres délégués :
Relations avec le Parlement et Vie démocratique : Olivier Véran
Egalité entre les Femmes et les Hommes, Diversité et Egalité des chances : Isabelle Rome
Comptes publics : Gabriel Attal
Collectivités territoriales : Christophe Béchu
Commerce extérieur et Attractivité : Franck Riester
Europe : Clément Beaune
Secrétaires d’Etat :
Porte-parole du gouvernement : Olivia Grégoire
Mer : Justine Bénin
Enfance : Charlotte Caubel
Développement, Francophonie et Partenaires internationaux : Chrysoula Zacharopoulou
Plus d'articles du même thème
-
La France reconquiert un vrai vivier d’aspirants à la Bourse
Avec 33 entreprises susceptibles de rejoindre les marchés actions, l'Hexagone constitue le deuxième contingent européen de futures cotations, derrière le Royaume-Uni. Cependant, en Europe, l'heure n'est pas à l'optimisme : le nombre de candidats à une IPO est en recul de 40 % depuis début 2025. Alimentée par l'émergence de nouvelles solutions de liquidité, cette tendance présage de millésimes 2027-2028 bien ternes. -
L’accord entre l’Iran et Oman prolonge la baisse du pétrole
Les deux pays bordant le détroit d'Ormuz ont trouvé un accord sur les routes de transit, qui reste à finaliser, permettant à terme une réouverture du corridor. Le marché apprécie mais reste prudent. -
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
La société italienne dévoile trois stratégies qui s’appuieront sur des véhicules du gestionnaire français afin de proposer des fonds à faible coût.
ETF à la Une
- La Société Générale affiche une forme olympique avant un nouveau plan à trois ans
- La Société Générale augmente sa cible de rentabilité et va racheter 1,5 milliard d'euros d'actions
- L’IA irrigue la croissance des entreprises du CAC 40
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- Xavier Niel entre au capital d'Edenred
Contenu de nos partenaires
-
« Cette campagne va être d’un niveau de manipulation inouï » : Gabriel Attal à son tour ciblé par la désinformation russe
Après Raphaël Glucksmann et Edouard Philippe, c'est au tour du candidat Renaissance d'être visé par une manipulation russe sur la plateforme X -
EXCLUSIF« Les critiques contre X sont le fait d’une frange opposée à la liberté d’expression »
Le patron de X France dénonce une hostilité particulière en France contre le réseau social détenu par Elon Musk, visé par une enquête judiciaire, et défend les efforts de modération et de transparence de la plateforme -
CouscoussièrePourquoi la classe politique reste si dépendante au réseau social X
Malgré les appels au boycott, le réseau social d’Elon Musk demeure incontournable avec près de 600 millions d’utilisateurs actifs. Seuls quelques puristes à l’image de Sandrine Rousseau ont migré sur Bluesky, sacrifiant un peu de leur visibilité médiatique au nom de leurs valeurs.