Dubaï Investments présente un ambitieux plan d’investissement immobilier
La crise immobilière qui avait failli mener l’émirat de Dubaï à la banqueroute en 2009 semble bien loin. Afin de profiter d’un environnement dynamique qui a tout juste ralenti à la suite de certaines mesures de régulation, Dubaï Investments PJSC (DI PJSC) a annoncé vouloir réaliser 10 milliards de dirhams émiriens (2,2 milliards d’euros) d’investissements d’ici à 2020.
La société d’investissement cotée, dont 11,54% du capital était détenu par un fonds souverain dubaïote ICD fin 2013, souhaite notamment développer un complexe incluant plus de 1.500 maisons, un hôtel et des boutiques, ainsi qu’une zone de bureaux de 200.000 mètres carrés. Un investissement de plus de 2,5 milliards de dirhams émiriens que le groupe, spécialisé dans les investissements au Moyen-Orient, bouclera sans endettement. «Nous serons à même de vendre ce projet facilement du fait de sa taille, de sa localisation [non loin de Mushrif Park, ndlr] et de son contenu», a indiqué à Bloomberg Khalid Bin Kalban, le directeur général de DI PJSC.
Le secteur immobilier, qui avait souffert d’une division par deux des prix en 2009 par rapport au pic de 2008, a depuis retrouvé son dynamisme d’avant la crise financière. Selon le conseil en immobilier Jones Lang LaSalle, les prix immobiliers à Dubaï ont ainsi augmenté de plus de 50% en deux ans, dopés par la demande domestique et régionale. Cette flambée des prix avait inquiété le FMI, et poussé les autorités à prendre des mesures pour assainir le marché.
«Les limites instaurées par la banque centrale sur les crédits hypothécaires (75% pour les expatriés et 80% pour les nationaux), et la hausse des frais de transaction de 2% à 4% ont conduit à une stabilisation du marché», note Jones Lang LaSalle. L’agence ajoute que ce mouvement pourrait conduire les investisseurs à se détourner du secteur résidentiel, par exemple en faveur de complexe mixtes ou commerciaux.
DI PJSC prévoit ainsi un projet de 7 milliards de dirhams émiriens dans le Dubaï Investments Park. Situé à quelques minutes de l’aéroport, ce village de 13 millions de mètres carrés «redéfinit la façon de vivre et de travailler» en mêlant là encore habitations, commerces, bureaux et hôtels. «Nous sommes en discussion avec un important investisseur (…) qui pourrait soit nous payer un loyer, soit en prendre le contrôle pour quelques années», a dévoilé Khalid Bin Kalban.
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