DomusVi, Vedici et WFS animent le marché français du LBO

Plusieurs transactions de quelques centaines de millions d’euros en valeur d’entreprise pourraient être conclues d’ici à l'été
Alexandre Garabedian
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Encore pauvre en très grandes transactions, le marché français du LBO reste actif sur le segment du mid-market. D’ici à la coupure estivale, plusieurs opérations à quelques centaines de millions d’euros de valeur d’entreprise pourraient être conclues.

Le 18 juin sont ainsi attendues les offres de rachat de WFS, le groupe de services aéroportuaires mis en vente par LBO France. Le processus, dirigé par les banques Sycomore Corporate Finance et ING, est en à son deuxième tour. Quatre fonds seraient encore en lice, selon des sources financières. Il s’agit de Qualium (Caisse des dépôts), du britannique TDR Capital et de deux sponsors américains qui se font rares en France: MidOcean Partners, candidat malheureux en 2006 face à LBO France pour le rachat de l’ex-filiale de services aéroportuaires de Vinci, et Platinum Equity. Des offres seraient espérées entre 350 et 400 millions d’euros, à comparer à un Ebitda de près de 45 millions pour WFS en 2013, mais qui aurait été budgété à 59 millions en 2014.

Autre pourvoyeur de deals dans les prochaines semaines: le secteur de la santé, qui vient déjà d’assister au rachat de Medi-Partenaires (chez LBO France) par Medipole (Bridgepoint). Alors que le ralentissement de la croissance des revenus pousse à la consolidation des cliniques, un autre acteur, Vedici, serait à vendre. Le fonds 3i, qui en a pris le contrôle en 2010, a mandaté Lazard pour trouver un acquéreur, selon des sources financières. Les intéressés ne font pas de commentaires. CVC Capital serait sur les rangs.

Dans le secteur des maisons de retraite, DomusVi cherche aussi à recomposer son capital. Le numéro trois du secteur a dégagé 60 millions d’Ebitda l’an dernier. Le leader français, Korian-Medica, se paie 9 fois son Ebitda 2014 estimé, selon les données de Bloomberg. Dans ce processus mené par Rothschild, quatre fonds se disputent la cible: Charterhouse, ICG, PAI, et le spécialiste des infrastructures, Antin. Un groupe de banques a arrangé un financement (staple financing) pour les acquéreurs, mais DomusVi ferait sans doute un bon candidat au refinancement obligataire high yield.

Enfin, dans une taille de transaction plus petite, Olly Gan s’apprête à changer de mains. La marque de prêt-à-porter pour hommes de 40 à 50 ans, détenue par Syntegra et SG Capital Partenaires, passerait chez CM-CIC Capital Finance et Ixo PE, avec un réinvestissement minoritaire de SG CP.

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